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dernière mise à jour:08/03/10

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SAINT MARTIN DE TOURS, 1600 ANS DE VENERATION

Saint Martin de Tours est vénéré depuis 16 siècles dans nos régions.
Fêté le 11 novembre, date de sa mise au tombeau, c'était autrefois un jour férié.

Près de 4.000 églises lui sont dédiées en France et pas loin de 450 en Belgique dont plus de 250 rien qu'en Wallonie, sans compter les multiples chapelles

Pourquoi ce saint a-t-il pris une telle importance pendant le quatrième siècle de notre ère ?
Revoyons ensemble son histoire.

LA VIE DE SAINT MARTIN.

Saint Martin est né en 316 à Sabaria, aujourd'hui Szombathely en Pannonie (Hongrie),
qui sait peut-être au hasard d'une garnison de son père, tribun militaire.
Il fut élevé à Pavie et s'enrôla dans l'armée par obligation.
L'imagerie populaire l'a immortalisé dans le geste de pitié et d'amour qu'il accomplit lors d'un hiver aux portes d'Amiens vers l'an 338 et que nous décrit Sulpice Sévère, son contemporain:

"C'est ainsi qu'un jour où il n'avait sur lui que ses armes et un simple manteau de soldat, au milieu d'un hiver qui sévissait plus rigoureusement que de coutume, à tel point que bien des gens succombaient à la violence du gel, il rencontre à la porte d'Amiens un pauvre nu:
ce misérable avait beau supplier les passants d'avoir pitié de sa misère, ils passaient tous leur chemin.
L'homme rempli de Dieu comprit donc que ce pauvre lui était réservé, puisque les autres ne lui accordaient aucune pitié.
Mais que faire ?
Il n'avait rien que la chlamyde dont il était habillé: il avait en effet déjà sacrifié tout le reste pour une bonne œuvre semblable.

Ainsi, saisissant l'arme qu'il portait à la ceinture,
il partage sa chlamyde en deux,
en donne un morceau au pauvre et se rhabille avec le reste.

Sur ces entrefaites, quelques-uns des assistants se mirent à rire, car on lui trouvait piètre allure avec son habit mutilé.
Mais beaucoup, qui raisonnaient plus sainement, regrettèrent très profondément de n'avoir rien fait de tel, alors que justement, plus riches que lui, ils auraient pu habiller le pauvre sans se réduire eux-mêmes à la nudité.

Donc, la nuit suivante, quand il se fut abandonné au sommeil, il vit le Christ vêtu de la moitié de la chlamyde dont il avait couvert le pauvre.
Il est invité à considérer très attentivement le Seigneur, et à reconnaître le vêtement qu'il avait donné.
Puis il entend Jésus dire d'une voix éclatante à la foule des anges qui se tiennent autour d'eux:
"Martin, qui n'est encore que catéchumène, m'a couvert de ce vêtement".

Martin de Tour du légionnaire au saint évêque

En vérité, le Seigneur se souvenait de ses paroles, lui qui avait proclamé jadis:

"Chaque fois que vous avez fait quelque chose pour l'un des ces tout petits, c'est pour moi que vous l'avez fait",
quand il déclara avoir été vêtu en la personne de ce pauvre.

Et pour confirmer son témoignage en faveur d'une si bonne oeuvre, il daigna se faire voir dans le même habit que le pauvre avait reçu. Cette vision n'exalta pas un orgueil tout humain chez notre bienheureux, mais il reconnut dans son œuvre la bonté de Dieu, et comme il avait dix-huit ans, il s'empressa de se faire baptiser.

Pourtant il ne renonça pas immédiatement à la carrière des armes, s'étant finalement laissé convaincre par les prières de son tribun, à qui l'attachaient des liens de camaraderie et d'amitié: c'est qu'en effet, à l'expiration de son tribunat, celui-ci se promettait de renoncer au monde.

Tenu en suspens par cette attente pendant deux années environ,
après avoir reçu le baptême, Martin continua de servir dans l'armée mais de manière purement nominale".

Baptisé en 339 à Amiens, il quitte l'armée en 354, puis vint à Poitiers où il fut ordonné prêtre en 360. Disciple de Saint Hilaire, évêque de Poitiers, il lutte contre l'arianisme.

Il voyage, retourne en Hongrie puis s'installe à Milan dans la vie érémitique.

Il fondera avec Hilaire, le monastère de Ligugé près de Poitiers en 361
et devint évêque de Tours en 371, mais resta moine tant qu'il le put. Evêque missionnaire, il fut un ardent propagateur de la Foi, faisant triompher le christianisme dans l'ouest de la Gaule et organisant les paroisses rurales et des monastères (Marmoutier)

Son prestige est immense.
Ses miracles sont célèbres; guérison d'un lépreux, résurrection d'un enfant...

Il y eut aussi ce qu'on appela la seconde charité de St Martin:

Un jour de fête, allant à l'église célébrer l'office, il vit un pauvre nu et ordonna à son archidiacre qu'on le vêtit. Tardant à le faire, il l'emmena lui-même et lui donna sa propre tunique.

Nu à son tour, il força son archidiacre à lui apporter un autre habit.
Mais ce dernier en colère ne lui apporta qu'une guenille que Martin prit pour célébrer la Messe.
Pendant le Saint Sacrifice, un globe de feu apparut sur sa tête, comme sur celle des apôtres, et levant les mains vers le ciel, ses bras nus furent soudains couverts de bracelets d'or et de pierreries apportés par des anges.

Une autre fois, pour convaincre des païens d'abattre un pin sacré, Martin consentit à se laisser attacher du côté où il tomberait, mais au signe de la croix, l'arbre abattu tomba du côté opposé...

Il fut un ascète et un apôtre, par dessus tout un homme de prière et de charité, apôtre des populations rurales.

 Lors de ses voyages à Trèves, il maintiendra des contacts avec l'empereur.

Il fut aussi en proie à de nombreuses attaques, même de proches comme Brice, son successeur à l'épiscopat.

 

LA MORT DE SAINT MARTIN.

 Le début d'un culte

Il s'éteindra à l'âge , vénérable pour l'époque, de 81 ans en 397, à Candes d'où ses ouailles ramenèrent sa dépouille vers le cimetière gallo-romain à l'ouest de la cité de Tours où il fut mis en terre le 11 novembre

Il devint très vite le premier saint non martyr vénéré en occident.

Son corps deviendra l'objet d'un culte d'une extraordinaire dévotion.

Ce culte éclôt sous Perpeetus, évêque de Tours (461-491), qui fit construire un grand sanctuaire.
A une première chapelle succédera une première basilique que visiteront les rois mérovingiens.
C'est sous le signe de Saint Martin et Saint Hilaire que Clovis plaça sa victoire de 507.

Il devint alors le patron des Francs (à Visé il l'est toujours)

Son tombeau devint le centre de pèlerinage le plus important de l'époque mérovingienne.
Les Carolingiens vont poursuivre cette dévotion et il apparaît dans les litanies qui accompagnent les hauts faits d'histoire sous Pépin le Bref.

Les Rois de France Capétiens se déclareront "abbés laïcs de St Martin de Tours",
c'est à dire protecteurs officiels du sanctuaire.

Sa chape est attestée dès 678 dans le Trésor Royal de France et portée comme talisman dans les batailles
ndla: Chape; cape, d'où provient le mot chapelle, sa couleur donnera selon certains auteurs le bleu au drapeau de la France. il s'agit de sa cape bleue d'évêque et non d'une cape rouge d'officier romain qu'on lui attribue souvent.


Un capitulaire de Charlemagne spécifie en 810-813 que St Martin fait partie des fêtes d'obligation et les pèlerinages à son tombeau se succédèrent.

Il est toujours mentionné à Liège en 1595 dans les pèlerinages expiatoires pour 10 florins or.

Cette crypte incite au recueillement et est loin d'être un endroit triste et sinistre.

Une certaine chaleur se dégage des pierres blanches et les murs sont couverts d'ex-votos gravés à même la pierre et souvent accompagnés des blasons des donateurs dont les émaux ajoutent une note vivement colorée. 

Tous sont des remerciements envers celui qui a apporté aide et protection dans les moments difficiles et l'on en retiendra deux particuliers:

"Ange Joseph Roncalli, humble client de Saint Martin de Tours"

qui n'était autre que le Pape Jean XXIII qui vint à plusieurs reprises prier sur le site et celui d'un militaire célèbre qui effectua le pèlerinage en remerciement de la victoire:

"A Saint Martin,
11 novembre 1918,
Foch Maréchal de France"

En raison de la ferveur commune aux français et aux allemands envers St Martin, l'armistice fut proclamé le jour de sa fête

et depuis le 11 novembre 2005:

 

LA DESOLATION DU TOMBEAU ET SON RETOUR AUX FIDÈLES.

Son tombeau sera troublé à son tour.

Du Xe au XIVe siècle, après les invasions normandes, il faudra rénover et agrandir la basilique, mais la splendeur du site s'effacera vite. François 1er en ôtera la grille d'argent pour financer son expédition vers Pavie (1525)

.Mais c'est particulièrement lors des guerres de religion qu'une grande part fut anéantie.
En 1562, la tourmente s'abattra pendant cent jours sur la basilique, et tout le trésor accumulé au cours des âges sera anéanti; on jettera dans un brasier jusqu'au reliques des Saints ensevelis autour de Saint Martin, et lui-même ne trouva pas grâce...

Cependant, un prêtre responsable du tombeau, fut assez habile pour soustraire, avant qu'ils ne fussent jetés au feu, un fragment d'un bras et des fractions importantes du chef du Saint Evêque.

Hélas, les malheurs du saint lieu n'étaient pas encore terminés.
Lors de la Révolution française, la basilique est à nouveau pillée et transformée en écurie pour les chevaux de l'armée.
De nombreux éléments de la toiture et de l'armature en fer conçue par Vauban pour soutenir les voûtes sont affaiblis par les âges et en 1797, une partie de celles-ci s'effondre.  
Des fidèles demandent alors sa réfection, mais un préfet anti-religieux décrète la démolition pure et simple du monument qui subira ainsi le même sort que la cathédrale Saint Lambert de Liège.
Une voie publique est tracée dans l'axe de la nef, et seules deux tours rappellent encore aujourd'hui les cinq clochers qui dominaient la cité. Heureusement, le nouveau tracé de cette voie va sauvegarder, sous les décombres et dans les fondations des nouvelles maisons, ce qui demeure des pierres sacrées où tant de personnages illustres sont venu se recueillir.
Les restes de l'ancien soldat d'Amiens ont toutefois encore put être sauvés de la tourmente révolutionnaire.

Le lieu du pèlerinage semblait être à jamais anéanti lorsque s'installe à Tours Léon Papin Dupont, un ancien magistrat qui à l'aide de volontaires entreprend des recherches et retrouve le 14 décembre 1860 les restes indéniables de l'ancien tombeau de Saint Martin.
La popularité du saint est toujours vivante et certains voudraient reconstruire une basilique semblable à l'ancienne, mais la ville refuse de rendre le terrain de la rue créée après la Révolution.
Aussi, un projet plus modeste sera réalisé, axé du nord au sud, et comprenant en son chevet le tombeau relevé à son emplacement exact.

Les travaux commencèrent en 1885 pour s'achever en 1902.Lors d'une journée ensoleillée, le chœur de l'édifice est éclatant de lumière grâce au ouvertures pratiquées dans le dôme.
Un haut ciborium au fond du sanctuaire abrite un reliquaire qui contient quelques fragment du Saint Patron des Arquebusiers.

L'édifice rappelle aussi les premiers constructeurs: Saint Perpete et Saint Brice ainsi que les nombreux pèlerins célèbres: Clovis, Charlemagne, Saint Louis, Charles IV le Bel, Saint Jeanne d'Arc et d'illustres chanoines de l'ancienne collégiale: le Bienheureux Hervé et Saint Odon.

Dans la crypte, un mausolée a été dressé à l'emplacement du caveau retrouvé en 1860.
A travers ses grilles, on peut apercevoir un petit reliquaire. Nous sommes à l'endroit exact où s'agenouillèrent d'illustres visiteurs et de nombreux saints comme Sainte Clotilde, Sainte Geneviève, Saint Eloi, Saint Louis, Sainte Jeanne d'Arc et Saint Vincent-de-Paul pour ne citer que les plus célèbres.

Les Chrétiens y vont pour vénérer un saint.
D'autres y vont pour rendre hommage à la valeur d'un homme à la vie exemplaire toute faite de charité envers les autres et qui deviendra l'emblème du Secours d'Hiver et au 21e siècle le symbole du partage non seulement matériel mais culturel.

On retrouve ainsi selon sa pensée personnelle, la foi en Dieu, la foi en l'Homme et la foi en un Idéal.

SAINT MARTIN AUJOURD'HUI

Fêté le 11 novembre, diverses manifestations sont organisées dans plusieurs communes, à différents titres puisqu'il est vénéré en tant que patron des fantassins et piétons,
protecteur des chevaux,
patron des drapiers,
des couturiers, des tailleurs, des gantiers et des tisserands,
sans oublier les arquebusiers à Visé,
et les vignerons puisque selon la tradition, il fut l'importateur de la vigne dans le Val de Loire.

Lors de sa fête, divers feux sont allumés dans certaines localités où se déroulent des cortèges avec flambeaux et lampions:
à La Calamine, Malmédy, Visé, Eupen, Xhoffrai.
En Rhénanie et dans certaines régions de Flandre, la Saint Martin est restée la fête des enfants, attendue avec autant d'impatience que la St Nicolas. 

Sa fête était autrefois chômée et rivalisait avec celle de la Saint Jean.

Saint Martin, patron tutélaire de la collégiale de Visé, devint tout naturellement le Patron des Arquebusiers de Visé en 1579 lors de leur fondation.

Les Francs Arquebusiers le vénèrent toujours aujourd'hui.

Le 3 juillet 1960,

ils inauguraient dans la joie et la fierté, une nouvelle statue qui est toujours portée dans les cortèges d'aujourd'hui par une escorte d'officiers en tenue de Grenadiers belges.
Celle-ci est l'œuvre d'artistes liégeois: le sculpteur Vandesandt et le peintre Poisinger, tous deux professeurs à l'Académie des Beaux-arts de Liège.

Ils avaient suivi les conseils d'Alfred Jaminet, un historien local qui s'était penché sur l'exactitude de la tenue du saint, revêtu de l'uniforme romain.

NDLA: Toutefois celui-ci, comme dans la plupart des cas, s'est basé sur l'uniforme généralement connu des officiers romains, or Martin n'était pas officier et portait vraisemblablement une cape blanche doublée de peau de mouton.
C'est cette doublure qu'il donna au pauvre, gardant ainsi sa cape d'uniforme dont il ne pouvait se départir en tant que soldat.

st Martin en bronze, Francs Arquebusiers, réalisation Marc Poelmans

Le 9 novembre 1997

Les Francs fêtèrent dignement saint Martin.

1700 ans après la mort de leur saint patron ils inauguraient un bas relief en bronze représentant une "charité saint Martin"

Elle se trouve sur le fronton de leur bâtiment.

Vers la fabrication du Bronze

Le 4 juillet 1999,

à l'occasion du 420e anniversaire de la compagnie,
ils offrirent un bas-relief en pierre à la Collégiale saint Martin de Visé,
il est fixé au dessus du porche d’entrée.
Il porte la mention

"Hommage des Francs Arquebusiers"
"1579-1999"

Cette pièce fut réalisée par l'atelier "La Pierre Bleue" de Comblain au Pont.
et inaugurée en présence des autorités par Monsieur le Doyen Etienne Van den Peereboom
Ce bas-relief rappelle l'attachement des Francs Arquebusiers à leur saint patron et à la Collégiale qui porte son nom, même si la compagnie n'y fait plus de cérémonie, et fait fi des rancunes du passé qui leur vit l'entrée interdite.

Collégiale de Visé, le porche d'entrée avec St Martin, bas relief en pierre de taille offert par les Francs Arquebusiers

Réaffirmant d'une manière tangible l'espoir dans l'avenir et le respect du passé,
ces sculptures rappelleront aux générations futures,
l'attachement des Francs Arquebusiers Visétois envers leur saint patron et leurs coutumes ancestrales,
et leur volonté de rappeler les sources historiques du passé de leur gilde.


Le 11 novembre 2005,
jour pour jour 425 ans après leur première fête officielle de saint Martin
les Francs Arquebusiers marquaient une fois de plus leur attachement à leur saint patron à l'endroit même où il repose

Invités à Tours dans le cadre des festivités liées à l'inauguration du
Centre Culturel Européen saint Martin de Tours,
les Francs Arquebusiers firent un pélerinage au tombeau de St Martin
et y inaugurèrent un ex-voto
rappelant leur passage et celui de tous les arquebusiers de Visé depuis 425 ans.

Page spéciale sur cet événement après 426 ans d'existence:
Tours le 11-11-2005


SAINT MARTIN POPULAIRE

De nombreux dictons se rapportent à la fête de Saint Martin.

Certains se rapportent aux travaux des vignerons; constatant que la fermentation du vin est terminée:

"A la St Martin, 
Tout moût est vin"

"A la St Martin,
Le moût passe le vin."

D'autres admettant implicitement ce fait rappellent que le moment est venu de goûter le vin:

"Pour la St Martin, Enferme ta paille et taste ton vin "

"A la St Martin
Faut gouster le vin
Nostre Dame après (21 nov)
Pour boire il est prêt"

S'il n'est pas nécessaire d'attendre la fête de Notre-Dame pour le boire, il est sage de ne pas abuser du vin nouveau:

"Pour la Saint Martin,
Ane qui ne boit du vin
Ane deux fois,
Qui trop en boit"

Quelques dictons conseillent de tirer le vin et de bonder les tonneaux en ce jour:

"A la St Martin,
Bonhomme bonde ton vin "

 "A la St Martin,
Tire ton vin"

 Si la récolte a été satisfaisante, on peut maintenant boire "le bon vin" celui qui est resté des années précédentes:

"A la St Martin,
Boit-on le bon vin"

"St Martin boit le bon vin,
Et laisse l'eau courre au mouli
n"

Il était d'usage anciennement, et ce l'est encore dans certaines régions,
de manger une oie grasse à la St Martin:
"A la St Martin, bonde ta barrique,
Vigneron fume ta pipe,
Mets l'oie au toupin
Et convie ton voisin"

Selon la tradition, l'os du bréchet de cette oie permet de prévoir le temps qu'il fera en hiver;
s'il est très rouge, la saison sera froide, s'il est blanc, elle sera douce.

Cela nous amène tout naturellement au temps généralement particulièrement clément aux alentours du 11 novembre.
Les dernières journées de temps ensoleillé et relativement doux sont habituellement observées en novembre dans cette période appelée
"l'été de la Saint Martin".

"En novembre, quand il fait bia timps
On dit que c'est l'été de Saint Martin"

Pour certains, cette brève période de beau temps a lieu pendant la première décade du mois.

"A la Toussaint
Commence l'été de la Saint Martin"

La plupart du temps, ce redoux se produit aux environs de la fête du saint:

"A la Saint Martin,
Une éphémère chaleur revient"

"L'été de la Saint Martin,
Dure trois jours et un brin"

"Souvent le grand Saint Martin
Pour trois jours sèche les chemins"

Mais ce phénomène de hausse thermique précédant la froidure de l'hiver n'est pas systématique, aussi n'est-il pas étonnant que certains dictons fassent état du mauvais temps en ce jour, et cela d'autant plus que le froid se fait sentir plus tôt dans certaines régions que d'autres

."Le Bienheureux Martin
Ecorne les bœufs et rompt les moulins"

"Saint Martin Saint Tourmentin

"Si la rivière déborde à la Saint Martin
Elle est toujours là ou en chemin"

ce qui signifie qu'elle continuera à déborder

Les champs sont vides à cette époque de l'année et l'hiver approche à grands pas.

"A la Saint Martin d'hiver
Passe partout hors par le jardin et par la rivière"

"Si l'hiver va droit son chemin
Vous l'aurez à la Saint Martin"

"Pour la Saint Martin
La neige est par le chemin
Si ce n'est pour le soir,
Ce sera pour le matin."

"A la Saint Martin
La neige est en chemin
A la Sainte Catherine
(25 nov)
Elle est à la courtine"

"Pour la Saint Martin
Il y a de la neige jusqu'à la queue du chien"

Cette fête étant considérée comme le début de la saison froide, il en résulte que le temps de cette journée détermine celui de toute la saison.

"Le temps le jour de la Saint Martin est le temps commun de l'hiver"

"Petite gelée à la Saint Martin
Fait l'hiver court et bénin"

"Quand l'eau gèle à la Saint Martin
L'hiver s'agenouille en chemin"

"S'il fait sec et froid à la Saint Martin,
L'hiver sera doux"

"Si le vent d'antan souffle le jour de la Saint Martin
Ce sera le vent dominant pendant six mois"

"Le grand vent tirant le jour le la Saint Martin,
l'hiver sera doux.
Si c'est la bise, L'hiver sera rude"

L'âge de la lune permet aussi de pronostiquer le temps qu'il fera en hiver:

"Pleine lune à la Saint Martin
Abondance de neige et de biens."

"S'il y a pleine lune le jour de la Saint Martin
L'hiver sera rigoureux"

"Si la lune est à son croissant à la Saint Martin,
L'hiver sera mou et pluvieux"

D'autres dictons conseillent l'épandage du fumier sur les prés si le temps est favorable à la Saint Martin.

L'abondance de ces dictons montre bien la popularité de Saint Martin.
Il en existe bien sûr de nombreux autres selon les régions.

En ce qui concerne la petite cité mosane de Visé, il semble que saint Martin ait pris sous sa protection la Compagnie Royale des Francs Arquebusiers, puisque lors de leur fête, ils sont, à quelques exceptions près, gâtés par un temps clément tant en novembre qu'en juillet ce qui fit naître l'adage local:

"Si tu veux du beau temps,
Viens marcher dans les Francs"


Un site superbe sur Saint Martin (en allemand) :www.heiliger-martin.de

http://www.culture-routes.lu
itinéraires culturels saint Martin

L'association Mission Martin de Tours a pour objet de mettre en valeur le patrimoine Martin de Tours, à partir des opérations d'inventaires existants, de les enrichir en particulier dans une approche de diffusion et de transmission de connaissance, pour constituer ainsi un véritable projet de développement culturel, touristique, économique et éducatif qui permettra de rétablir des continuités historiques oubliées.

 

L’idée a germé quand il s’est aperçu que le personnage de saint Martin de Tours collait parfaitement au concept défini par l’Institut des Itinéraires culturels européens, implanté au Luxembourg.
Antoine Selosse, d’origine tourangelle, a alors entamé des démarches pour monter, en France et dans les pays où vécut saint Martin (Hongrie, Italie, Allemagne), un projet de développement culturel, touristique, économique et éducatif. Le 22 août 2003 naissait à Tours l’association Mission Martin de Tours, présidée par Bruno Judic, professeur à l’université François- Rabelais.
Cette Mission a pour objectif de mettre en place l’Itinéraire culturel européen “Saint Martin de Tours, personnage européen, symbole du partage”. Elle a reçu le soutien officiel de l’Institut et, en Touraine, du Conseil général, de la ville de Tours et de la CCI. 2004 verra le lancement de l’Itinéraire, l’organisation d’une Journée européenne du partage, de la fête européenne de la Saint Martin, le 11 novembre, de deux chemins de randonnée et l’établissement d’une Charte européenne d’éclairage des monuments dédiés à saint Martin de Tours.
Le personnage de Saint Martin fait l’objet depuis 2003 de la mise en place d’un itinéraire européen qui sera selon toute vraisemblance intégré par le Conseil de l’Europe en 2005.
Plusieurs épisodes de la vie de ce personnage historique, symbole du partage, soldat romain et créateur du monachisme occidental, sont liés à la Grande Région, ne serait-ce que du fait de sa démilitarisation à Trèves et de son culte local, ainsi que sa Fête le 11 novembre qui fait partie des temps fort du calendaire régional. Pour permettre un partage d'expérience le long des itinéraires, il a été suggéré en relation avec le porteur de projet qu’un Centre martinien de la Grande Région développe des réseaux pluridisciplinaires et collabore à la mise en œuvre de projets de coopération multilatérale à long terme «Saint Martin de Tours», sur la Rhénanie Palatinat, la Sarre, la Wallonie, le Luxembourg et la Lorraine, en liaison avec le Centre Européen Saint Martin (Tours – France) que vient d’accepter de financer pour trois ans le Ministre de la Culture français.
Il s’agissait de créer un produit touristique et culturel fondé sur une charte d’éclairage européenne des monuments, ainsi qu’un réseau éducatif. Une exposition virtuelle sur saint Martin et la Grande région sera de toute manière mise en place sur le site du Centre européen saint Martin à Tours.
Une série de concerts étaient enfin envisagée dans les principales villes martiniennes de la Grande Région. Enfin, nous souhaitions organiser un colloque européen «Saint Martin, de Tours à Trèves», avec la participation de scientifiques de la Grande Région et de France.

24-05-2007

www.saintmartindetours.eu

L’itinéraire saint Martin de Tours, personnage Européen, symbole de partage, Grand Itinéraire culturel du Conseil de l’Europe, ouvre son nouveau site Internet .

Engagés pour la conservation du patrimoine martinien (matériel et immatériel), les porteurs de projet ont entrepris, en étroite collaboration avec les collectivités locales et régionales, la mise en place d’itinéraires de randonnée qui parcourent la Touraine sur les pas de Saint-Martin, dans une optique Européenne, des chemins seront bientôt inaugurés dans plusieurs pays européens. C’est donc avec une volonté de communication que le Centre culturel Saint Martin de Tours a officiellement inauguré son nouveau site Internet.

Ce site très bien conçu permet d’aborder la figure de saint Martin d’un point de vue historique, touristique ou patrimonial. Une carte interactive recense les patrimoines martiniens dans toute l’Europe ; cette base de donnée classe les objets par types, par lieu ou par thème pour une recherche plus accessible. Le centre culturel saint Martin de Tours a également conçu, pour la rubrique « personnage » un livre interactif qui retrace la vie de saint Martin. Pour les plus exigeants l’intégralité de la « vita » de Sulpice Sévère est également disponible en ligne !

Si cette exploration interactive vous a donné envie de voyager sur les traces de saint Martin, cliquez sur la rubrique « tourisme » vous trouverez toutes les informations nécessaires pour organiser votre randonnée.
N’hésitez pas à consulter le site régulièrement : Nouvelles rubriques et actualités vous y attendent, vous serez ainsi tenu informés des colloques et des manifestations à venir.

Bonne visite !


History of ST MARTIN of TOURS:

Pagan parents; his father was a Roman military officer and tribune. Martin was raised in Pavia, Italy. Discovered Christianity, and became a catechumen in his early teens. Joined the Roman imperial army at age 15, serving in a ceremonial unit that acted as the emperor's bodyguard, rarely exposed to combat. Cavalry officer, and assigned to garrison duty in Gaul.

Trying to live his faith, he refused to let his servant to wait on him. Once, while on horseback in Amiens in Gaul (modern France), he encountered a beggar. Having nothing to give but the clothes on his back, he cut his heavy officer's cloak in half, and gave it to the beggar. Later he had a vision of Christ wearing the cloak.

Baptised into the Church at age 18. Just before a battle, Martin announced that his faith prohibited him from fighting. Charged with cowardice, he was jailed, and his superiors planned to put him in the front of the battle. However, the invaders sued for peace, the battle never occurred, and Martin was released from military service at Worms. Spiritual student of Saint Hilary at Poitiers.

On a visit to Lombardy to see his parents, he was robbed in the mountains - but managed to convert one of the thieves. At home he found that his mother had converted, but his father had not. The area was strongly Arian, and openly hostile to Catholics. Martin was badly abused by the heretics, at one point even by the order of the Arian bishop. Learning that the Arians had gained the upper hand in Gaul and exiled Saint Hilary, Martin fled to the island of Gallinaria (modern Isola d'Albenga).

Learning that the emperor had authorized Hilary's return, Martin ran to him in 361, then became a hermit for ten years in the area now known as Ligugé. A reputation for holiness attracted other monks, and they formed what would become the Benedictine abbey of Ligugé. Preached and evangelized through the Gallic countryside. Many locals held strongly to the old beliefs, and tried to intimidate Martin by dressing as the old Roman gods, and appearing to him at night; Martin continued to win converts. He destroyed old temples, and built churches on the land.

When the bishop of Tours died in 371, Martin was the immediate choice to replace him. Martin declined, citing unworthiness Rusticus, a wealthy citizen of Tours, claimed his wife was ill and asking for Martin; when he arrived in the city, he was declared bishop by popular acclamation, consecrated on 4 July 372.

Moved to a hermit's cell near Tours. Other monks joined him, and a new house, Marmoutier, soon formed. Rarely left his monastery or see city, but sometimes went to Trier to plead with the emperor for his city, his church, or his parishioners. Once when he went to ask for lenience for a condemned prisoner, an angel woke the emperor to tell him that Martin was waiting to see him; the prisoner was reprieved.

Martin himself was given to visions, but even his contemporaries sometimes ascribed them to his habit of lengthy fasts. An extensive biography of Martin was written by Sulpicius Severus. He was the first non-martyr to receive the cultus of a saint.

ST MARTIN is the patron Saint for:

against impoverishment; against poverty; alcoholism; beggars; Burgenland; cavalry; equestrians; France; geese; horse men; horses; hotel-keepers; innkeepers; Mainz, Germany; Pontifical Swiss Guards; quartermasters; reformed alcoholics; riders; diocese of Rottenburg-Stuttgart, Germany; soldiers; tailors; vintners; Virje, Croatia; wine growers; wine makers, Arquebusiers of Visé (Belgium)

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