1579
Blason des arquebusiers au 16e siècle et Fancs Arquebusiers ©Marc Poelmans Armoiries de la Belgique
La Compagnie Royale des Francs Arquebusiers
Sous le Haut Patronage de sa Majesté le Roi
Chef d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de la Communauté française de Belgique


Ecu des Arquebusiers de Visé, Marque déposée sous le N°1111623 propriété FAV
Ecu original des Harquebusiers
de gueules à deux arquebuses en sautoir, d'or ou au naturel, une grenade de même en pointe

(dessin propriété de M. Poelmans)

1579

Les premiers modèles d'arquebuses portables remontent au 14e siècle donc bien avant la création des arquebusiers de Visé.

Les Harquebusiers de Visé sont nés de la volonté de quelques Visétois du XVIe siècle de créer officiellement une compagnie armée chargée de veiller sur la ville et dotée d'un armement existant depuis plus d'un siècle et en usage déjà dans les anciennes milices d'archers et d'arbalétriers: l'arquebuse et son homologue plus puissant le mousquet.

C'est en 1579 que les arquebusiers se rassemblèrent en une seconde gilde.
Partout ailleurs, le compagnies d'arquebusiers existent parfois depuis plus d'un siècle, comme à Genève qui est aussi une principauté ecclésiastique dépendant du Saint Empire germanique.

S'agissait-il à Visé de rivaliser avec les Arbalétriers, ou de suppléer à la faiblesse de leurs effectifs ?
Arbalétriers qui à l'époque sont munis d'arquebuses.

Il faut selon toute vraisemblance pencher pour la première hypothèse que vient accréditer la création très tardive des arquebusiers de Visé..
Les Arbalétriers plus anciens étaient dotés de privilèges qui amenèrent sûrement des jalousies.
La création des arquebusiers ne s'explique donc que si elle est issue d'une volonté de s'impliquer dans la vie politique de l'époque, sinon, puisque les Arbalétriers souffraient soit-disant d'un manque d'effectifs, il eut suffit de les renforcer.
Leur nombre était soit-disant insuffisant pour assurer la garde de la ville car ils avaient été décimés par l'épidémie de peste qui avait frappé à cette époque. Curieuse maladie très sélective...

Il faut aussi savoir que les "Compagnies du Papegeay" comme on les appelait souvent en Europe,
bénéficiaient en plus des donations, de certaines exemptions de taxes ou de travail, beaucoup furent créées uniquement dans ce but.

Le terme papagay, papegeai, papegeay, papagaio, papegault, Papagei,vient du nom donné à l'oiseau fiché sur un mât et que les tireurs (archers, arbalétriers ou arquebusiers) essayaient de faire tomber, réalisant ainsi le Coup du Roy
Le mat pouvait être de 5 à 6 mètres mais allait jusqu'à 30.
On utilisait dans certaines régions un mât de bateau

L'histoire relate quelques démêlées entre arquebusiers et arbalétriers...
mais aujourd'hui,
Anciens Arbalétriers et Francs Arquebusiers sont les meilleurs amis qui soient.
Les Arbalétriers, qui avaient reçu le privilège de percevoir des taxes sur les barques accostant à Visé, préservant leurs intérêts étaient de ce fait plus proches du Prince Evêque de Liège que les Arquebusiers qui adoptèrent la devise.
"Vox Populi, Vox Dei" " La voix du peuple est la voix de Dieu ! " 
Volonté de plus de liberté ou manière de rappeler que c'est Dieu qui s'exprime par le peuple ?
Un dieu catholique et anti réformiste bien entendu ...
Cette devise est aussi une manière de rappeller au Prince-Evêque que si les arquebusiers accepteront les contraintes qu'il impose dans les statuts, ce sera aussi à la condition que le monarque les écoute.

Si aucune date exacte ne détermine avec précision la création de la guilde en 1579, la naissance officielle de celle-ci est par contre connue par les statuts, inscrits dans un mandement du 

Prince-Evêque Gérard de Groesbeck
le 15 mai 1580

Gérard de Groesbeek

Gérard de Groesbek
1564-1581

Né en 1517 au château de Curange (Comté de Looz).
Doyen de Saint-Lambert. Il fut imposé comme ses prédécesseurs au Chapitre cathédral et au Pays, du vivant de son prédécesseur, en mars 1562, a d'abord, malgré l'hostilité liégeoise, poursuivi leur politique, en renouvelant l'alliance de 1518 avec le roi catholique des Pays-Bas, qui étaient en pleine guerre civile et religieuse, puis, en 1577, il a finalement opté pour la neutralité de la principauté, sans qu'elle soit reconnue par l'Espagne.Fit son entrée solennelle le 15 juin 1564 et fut sacré en 1565.
Bien qu'il ait du faire face à la menace calviniste sur la Cité et intervenir dans plusieurs villes du pays, il n'est pas parvenu à faire appliquer les nombreux décrets du Concile de Trente.
Gérard de Groesbeek, qui a aussi été élevé au cardinalat, a publié un nouveau code de procédure qui est resté en vigueur jusqu'à la révolution de 1789.

Armes de gérard de Groesbeek
Gérard de Groesbeck
1564-1581

Le rôle des Arquebusiers, à côté des Arbalétriers était de venir prêter main forte à la milice communale et de lutter contre le brigandage, sous la bienveillante protection de saint Martin de Tours
que ces derniers avaient choisi comme Patron lors de leur fondation en 1579.
La saint Martin était une fête très populaire, et il était le saint tutélaire de la Collégiale de Visé.
Souvent les guildes prenaient comme saint patron le saint tutélaire de l'église principale de leur ville, il est étonnant que les arbalétriers aient préféré saint Georges alors que celle-ci était dédicacée à St Martin
mousquetaire de Gheyn
En cette fin de 16e siècle, la région était infestée de malfaiteurs de toutes sortes, déserteurs des armées, brigands, etc,... qui traversaient la Principauté de Liège à l'extrémité de laquelle la petite ville mosane se trouvait.Maestricht était alors occupée par les troupes d'Alexandre Farnèse, le Duc de Parme, Gouverneur des Pays-Bas chargé d'y remettre de l'ordre et qui avait installé ses quartiers à Visé.

Pas mal de traînards, de pillards, de voleurs, infestaient la région, suivant l'armée régulière, laquelle se servait souvent "sur le pays".
L'histoire ne relate cependant aucun haut fait d'arme tant par les arbalétriers que les arquebusiers.
De plus le Duc ayant ses quartiers dans la ville, l'ordre y régnait certainement grâce à sa propre garde.

Les deux gildes (ou guildes ) gardaient en fait uniquement la cité, sortant peu en dehors de ce qui restait des remparts démolis par Charles le Téméraire et en partie reconstruits.

On peut même se demander l'origine et la mission exactes des gildes visétoises puisqu'il existait déjà dans la cité une milice bourgeoise chargée de maintenir l'ordre et disposée dans les divers quartiers.
Ernest de BavièreGrâce aux gildes et à leurs hommes entraînés, dans chaque quartier, au son du tambour,
il était possible de faire appel en quelques minutes à un renfort d'hommes prêts à laisser tomber leurs occupations et à prendre leurs armes pour intervenir. Il leur incombait en effet à tout membre d'une gilde de posséder l'armement nécessaire et d'être entrainé à son maniement.
Ces obligations des citoyens visétois furent même rappelées dans un mandement d'Ernest de Bavière du 11 février 1597... bizarrement deux ans avant que la gilde ne soit confirmée dans ses statuts (
Il faut donc voir dans la création des gildes bien plus qu'une simple garde bourgeoise, mais une volonté d'avoir la même influence que celle des Corporations et Métiers, de s'impliquer dans les prises de décision de la ville et d'en diriger le destin.

Outre les privilèges accordés aux gildes, c'était aussi l'occasion pour les membres de celles-ci de faire preuve d'un certain élitisme, tout le monde n'étant pas admis dans les rangs.
Dans certaines villes, c'était réellement une classe, une caste, particulière, et à Visé on n'a certainement pas dérogé à cette règle.

En outre, les membres des sociétés du papegay bénéficiaient de franchises, d'exemptions de taxes (temps bénit !!!) ou de rôle de garde.  Ils étaient dès lors exempts de milice.
Dans plusieurs villes, partout en Europe, des sociétés du papeguay se créèrent dans ce but.
Elle s'autofinançaient via les cotisations des membres, mais y gagnaient largement grâce aux franchises dont ils profitaient. On appelait d'ailleurs ces sociétés des compagnies franches.
On trouvait des francs archers, des francs arbalétriers et des francs arquebusiers (déjà !)
Ces privilèges et droits étaient surtout octroyés au Roy du tir pour toute l'année pendant laquelle il avait abattu l'oiseau et même à vie pour celui qui devenait empereur en réussissant l'exploi trois années consécutives. L'exemption de taxes concernait aussi la vente par ceux-ci de boissons spiritueuses, vins, cidre, bières, etc.

Mais si le vainqueur du tir était aussi bien considéré c'est qu'on voyait dans sa victoire bien plus que son adresse mais une certaine volonté divine de lui avoir octroyé cet honneur.
En effet, la chance est pour une bonne part dans l'abat de l'oiseau, avec une perche qui bouge, et des armes non rayées qui manquent de précision.
Chaque tireur avait ainsi une chance d'arriver à décrocher la timbale, chance que l'on attribuait à une divine protection.
Il ne faut pas oublier non plus que le Capitaine de la compagnie pouvait faire battre tambour et rassembler ses hommes d'armes, détenant ainsi une puissance non négligeable, particulièrement dans les grandes villes où elle comportait parfois un effectif de plusieurs centaines d'hommes.
Les gouvernants ne voyaient pas toujours d'un bon oeil cette armée parrallèle qui aurait pu se retourner contre eux et des compagnies furent parfois dissoutes. Au 16e siècle, l'arme à feu existe depuis un siècle et demi, et est en usage dans toutes les compagnies, aussi bien les archers que les arbalétriers
S
i des privilèges économiques certains existaient pour les confréries armées, pourquoi créer une nouvelle gilde et pas simplement y intégrer de nouveaux membres ?

Cela renforce l'idée que la raison est très vraisemblablement aussi d'ordre politique.

Est-il étonnant de voir que le capitaine des harquebusiers est un bourgmestre de la ville, représentant du peuple, face aux échevins qui représentent le Prince ?

Les Arquebusiers sous de fallacieux prétextes finiront même par laisser croire au Prince-Evêque que les Arbalétriers n'ont plus de raison d'être et la vieille gilde sera un temps supprimée, le temps que le monarque revienne à de meilleurs sentiments.

Nous sommes aussi en pleine période de Réforme,
et même si celle-ci n'eut pas tellement d'influence en Princi
pauté, le Prince -Evêque se méfie et
l'appartenance à la religion catholique est une exigence répétée dans les statuts de la gilde à l'époque et rappelée dans les statuts promulgués le 15 mai 1599,
par le Prince-Evêque de Liège, Ernest de Bavière, ce mandement rappelait les statuts accordés par Gérard de Groesbeck de 1580 dont le document original avait disparu
Les nouvelles idées font leur chemin, causant parfois des soucis à certains visétois soupçonnés qui eurent quelques démêlées avec la Justice de l'époque.
Comme certains étaient arbalétriers, ce fait mis en exergue ne manquât pas d'influencer le Prince-Evêque dans sa décision de supprimer l'ancienne gilde
Heureusement, le monarque reviendra à de meilleurs sentiments après que les Arbalétriers aient fait valoir leurs bons droits et les rétablira dans leurs prérogatives
Pourquoi cette lutte permanente entre Arbalétriers et Arquebusiers, si ce n'est pour s'accaparer la direction de la Cité ?


A Liège même, les Chiroux à base aristocratique, bourgeoise et catholique,
défendent les intérêts du Prince-Evêque et de l'Empire
Chiroux ainsi nommés par leurs adversaires parce que la compagnie militaire, les arquebusiers,
qui en forme le noyau est habillée d'un costume à bas blancs,
habit noir et culottes blanches qui rappelle la robe d'une hirondelle
(chirou en wallon de Liège).
Visé est favorable aux Chiroux.

arquebusiers de Visé, peinture de Jaminet

Ttableau d'Albert Jaminet dont on voit les armoiries sur la cheminée du centre, qui offrit sa collection d'armes au musée des FAV.

La compagnie disposait
depuis sa fondation d'un quartier,
d'abord à la Maison de Ville
puis à l'Hôtel de Ville,
lorsqu'il fut construit au début du 17e siècle
d'où l'expression connue toujours aujourd'hui
"aller sur le quartier"
qui qualifie la réunion du jeudi avant la fête

Hôotel de Ville de Visé, maquette SRAHV
maquette de l'Hôtel de Ville de Visé.
Collection SRAHV, Musée de Visé

En 1713,
au lieu-dit "les Xhorres", dans le quartier de Souvré à l'entrée de la ville, un paldiet pour le tir au papegai est inauguré Ce site était partagé avec les Arbalétriers qui pratiquaient aussi le tir à l'oiseau depuis longtemps.Il faut savoir que c'était un mât de parfois plusieurs dizaines de mètres de haut.
On utilisait par ailleurs souvent un mât de bateau.
Ce tir est encore pratiqué aujourd'hui par certaines compagnies, surtout des archers qui tirent à la verticale, mais qu'il devient de plus en plus rare avec les armes à feu qui nécessitent une grande aire de dégagement.
A Montzen par exemple (province de Liège), où la fête à lieu en août, le mât de la société de tir fait une dizaine de mètres de haut.
Le papegai était parfois aussi placé sur une butte en terre qui retenait les balles


1730

Le paldiet est détruit par une tempête,
reconstruit en 1755, il restera en usage jusqu'au milieu du 19e siècle

Le prince-évêque
François-Charles de Velbruck (1772-1784), esprit émancipé, se montre favorable aux philosophes et laisse se répandre les idées nouvelles.
C'est même de la société «Emulation», qu'il fonde en 1779 pour encourager le goût des arts, des lettres et des sciences, que sortiront certains chefs de la révolte.

Car la révolte gronde déjà.
Depuis 1684, le pouvoir appartient au prince-évêque, aux chanoines de la
cathédrale Saint-Lambert et à l'aristocratie.
Le bas clergé, la petite noblesse, la bourgeoisie industrielle, les ouvriers, les paysans, ne participent donc pas à la gestion des affaires publiques.
En outre, la situation du petit peuple n'est guère enviable; le chômage et la mendicité sévissent; des voix s'élèvent pour réclamer plus des changements politiques et davantage de justice sociale.

En 1784, c'est César-Constantin-François de Hoensbroeck qui devient prince-évêque.
Hostile à toute réforme, ce souverain autoritaire attise la rébellion qui couve. En juin 1787, Hoensbroeck envoie à Spa deux cents hommes et deux canons pour faire fermer une maison de jeu. L'événement et le long procès qui s'ensuit sont le prétexte d'un regain de contestation, et la
Révolution qui éclate à Paris en juillet 1789 achève d'échauffer les ardeurs.

Le 18 août 1789, Jean-Nicolas Bassenge et d'autres démocrates se rendent à l'hôtel de ville.
Ils réclament la démission des magistrats en place et font nommer des bourgmestres populaires: Jacques-Joseph Fabry et Jean-Remy de Chestret. La citadelle de Sainte-Walburge tombe aux mains des insurgés. Hoensbroeck est ramené de son château de Seraing pour ratifier la nomination des nouveaux édiles et abolir le règlement tant contesté de 1684.

Mais il ne s'agit là que d'une ruse. Quelques jours plus tard, le tyran s'enfuit à Trèves, en Allemagne. Le tribunal de l'Empire condamnera l'insurrection liégeoise et ordonnera le rétablissement de l'ancien régime dans la principauté de Liège.

En attendant, les Etats du pays de Liège préparent une Constitution dans laquelle on trouve notamment l'égalité de tous devant l'impôt, l'élection des députés par le peuple et la liberté du travail

1789,

La Révolution française portera ses effet jusque dans la principauté

En 1792 la république est proclamée en France.
Le 6 novembre 1792, le général français
Dumouriez inflige à Jemappes une lourde défaite aux Autrichiens; il entre à Liège le 28, au milieu de l'enthousiasme populaire.
Les patriotes exilés lors du retour de Hoensbroeck rentrent avec l'armée française, tandis que s'enfuit François-Antoine-Marie de Méan

Le 17 février 1793, une assemblée nationale liégeoise élues par les citoyens de dix-huit ans décide la réunion de la principauté à la France.Mais en mars, l'armée française est vaincue à Neerwinden: les Autrichiens réoccupent Liège et ramène le prince-évêque. Cette seconde restauration est de courte durée. Le 26 juin 1794, les troupes républicaines remportent la victoire de Fleurus.
Le 27 juillet 1794, les troupes autrichiennes quittent Liège après avoir bombardé et incendié le quartier d'Amercoeur, laissant le Prince-Evêque François Antoine de Méan sans protection et le contraint à l'exil

1794,
François Antoine de Méan s'enfuit, il aura été le dernier Prince-Evêque.
Le 1er octobre 1795,
la Convention décrète l'incorporation de la Principauté à la République Française, entraînant par la même sa disparition et
sa répartition sur trois départements:
Ourthe, Meuse-Inférieure et Sambre-et-Meuse

A partir de 1796,
tous les serments, milices et confréries, se transformèrent en société d'agrément suite à l'ordre de dissolution des compagnies armées donné juste après la Révolution Française et qui était déjà d'application en France depuis 1792.Remplacée par la Gendarmerie et une armée régulière née de la conscription, les gildes et confréries prirent ainsi le nom d'anciens-arquebusiers, anciens-arbalétriers ou anciens-archers mais dans toutes les villes gardaient leur influence.
Dans la plupart des cités, en grande pompe, les confréries armées déposèrent leurs drapeaux qui furent accrochés dans les églises et elles cessèrent leurs activités.
Certaines les reprendront un peu plus tard, comme à Visé, mais plus comme compagnies chargées de la défense de la ville, mais comme sociétés d'agrément et sociétés de tir

En 1803 la gilde renait et reforme son cadre d'officiers. Mais désormais démilitarisée elle prend alors le nom de Compagnie des Anciens Arquebusiers

Les Arquebusiers de Visé en 1804


Le 6 mai 1804, adoptant un nouveau règlement et des uniformes semblables à ceux des armées napoléoniennes,
la compagnie se reformait de manière officielle en trois groupes qui existent encore aujourd'hui:
les Sapeurs,
en tenue de l'armée impériale
les Mousquetaires
qui portaient le shako
et les Grenadiers
qui portaient le bonnet à poils
Les couleurs étaient celles de la Grande Armée de Napoléon
L'image ici à gauche montre les uniformes de cette époque cliquez pour agrandir

Le nombre de sapeurs ne correspondait pas, ni à l'époque ni de nos jours, à ce qui était prévu par les règlements militaires qui en prévoyaient deux par régiment.
Ce choix d'uniforme n'a rien d'exceptionnel, la compagnie essaye de s'accorder les bonnes grâces de Napoléon, ou plutôt de Bonaparte, puisque le Premier Consul est en visite en Belgique cette même année et un peu partout dans le pays des Gardes d'Honneur sont levées.
Il faudra à cette époque l'intervention des édiles locaux pour expliquer aux représentants du gouvernement français alors en place, la signification de ces cortèges d'hommes en armes.
Il ne faut pas oublier que l'armement est alors le même que celui utilisé par les militaires, ce que les autorités ne voient pas toujours d'un très bon oeil0.

st Martin des Francs Arquebusiers porté par des officiers, huile du 19e s

L'habit de crémonie est en fait une adaptation de l'uniforme dans un style civil, les basques telles qu'on les connaît ne sont en fait que le souvenir des pans autrefois repliés de l'uniforme du soldat

Tableau du 19e siècle © Musée FAV

Cette composition dura un certain temps, mais dès 1817 un nouveau corps de Majors, nos officiers actuels, fut créé. Ils portaient un uniforme civil, qui est en droite ligne dérivé de l'uniforme militaire.

Le gilet à fleurs était porté pour le "Sacramint" et le gilet noir pour la Saint Martin.

Pour les officiers la bande rouge du pantalon était remplacée par une bande or

Certains officiers défilaient à cheval

C'est vers 1830 que la gilde adopta le fusil à percussion (avec cheminée et capsule) encore en usage dans les cortèges des Francs Arquebusiers au 21e siècle

Il était d'usage de dresser une fausse haie au milieu du parcours pour que les sapeurs se ruent dessus et l'écartent afin de laisser le libre passage à la compagnie.
Le rôle des sapeurs d'infanterie était en effet de faire en sorte que le passage des troupes armées soit facilité
On les considérait souvent comme des gros costauds sans cervelle..
de Ryckel,"d'or à trois lions de sable, armés et lampasés de gueules"

Novembre 1830,

Las de la domination des hollandais, le peuple belge s'est révolté jusqu'à obtenir l'Indépendance de la Belgique
qui fut proclamée le 4 octobre 1830.

Alors que les premières notes de
La Brabançonne s'écrivent, des combats éclatent surtout dans les grandes villes du pays et spécialement à Bruxelles en septembre pour chasser les soldats de Guillaume I.

Le 20 novembre 1830, parti la veille de Liège à la tête de la Compagnie Franche des Tirailleurs Liégeois et Maestrichtois, le Capitaine Ferdinand Demany, débarque à Visé où comme partout ailleurs existe une Garde Urbaine, créée le 30 août, sous le commandement du bourgmestre.

Celui-ci n'est autre que le Baron de Ryckel, nommé à ce poste depuis le 28 octobre,
qui est aussi président des Anciens Arquebusiers, lesquels avec plusieurs autres visétois, ne se feront pas prier pour prêter main forte aux hommes d'armes pour aller "casser du hollandais"
Ferdinand Demany, commandant des volontaires lorsqu'il était commissaire de police à Liège en 1860
Le matin à 7 heures 30, la compagnie de Demany se rassemble.
Demany est un jeune homme, plein de fougue, téméraire et dont on n'a à se plaindre que de son impétuosité à foncer au combat.

Ils sont 96 volontaires auxquels viendront s'ajouter une cinquantaine de visétois.
Des volontaires venus de toute la Basse-Meuse les ont rejoints, ils sont à peu près 300 au total.
Arrive alors le receveur des contributions d'Eysden qui s'est sauvé avec sa caisse devant l'avance d'un corps de troupes hollandaises qui se trouvaient à 5 heures à Gronsveld.
A la demande de Demany, de Ryckel fait sonner le tocsin pour convoquer les visétois rassemblés et entrainés depuis deux mois au sein de la Garde Urbaine.
Ils décident d'envoyer des hommes prévenir les habitants des villages voisins, ce qui pris un certain temps et de rassembler des volontaires de ces villages qui doivent rejoindre Demany qui fait route vers Mouland pour attaquer les hollandais, les déloger de leur position et entrer dans Gronsveld distant de 10 km de Visé, à midi.

Un bataillon d'infanterie et de cuirassiers hollandais est à la Maison Blanche à Berneau tenant la voie de Visé à Maestricht, leur cavalerie tient la plaine de Navagne sur la rive sur la rive droite de la Berwinne, appuyée par deux canons.

L'ennemi, à peu près deux cents soldats commandés par le major Syben, tient ainsi toute la zone sur la rive droite de la Berwinne, mais les officiers n'avaient certainement pas pris les précautions nécessaires pour éviter une attaque surprise à laquelle ils ne s'attendaient pas.

Des sentinelles avaient été placées sur la rive gauche et des éclaireurs envoyés en patrouille.

Les volontaires les mieux armés furent disposés en tirailleurs face à la cavalerie.
Les autres volontaires furent placés en position en haut du village de Mouland sur la rive gauche de la Berwinne, face à l'infanterie hollandaise qui se trouvait devant la Maison Blanche.
Une vingtaine de volontaires, conduits par deux guides sûrs, furent chargés de prendre les deux pièces de canon dont la position semblait bien risquée.
Ils auraient réussi, alors qu'ils avaient déjà passé la Berwinne sans être vus de l'ennemi quand tout d'un coup, celui-ci sonna le rappel des troupes depuis la Maison Blanche.
Rassemblés en peu de temps, les hollandais pris sous le feu des volontaires reprirent la route de Maestricht.

La faible garnison venue de Maestricht, dont la place forte était toujours aux mains des hollandais, n'opposa guère de résistance et sans insister les soldats d'une armée démotivée se dépêchèrent de retourner chez eux.
Nous sommes deux mois après les combats de Bruxelles et l'ennemi n'oppose plus guère de résistance.

croix commémorative des combattants de 1830 remise à Demany, Musée des Francs ArquebusiersDans son récit, Demany ne fait pas mention des mots "combat de Navagne",
ni sur la position qu'il donna aux troupes de visétois dans son dispositif., mais on peut raisonnablement penser qu'ils furent de ceux qui étaient disposés en tirailleurs face à la cavalerie, car Demany souligne que les arquebusiers étaient armés de carabines.
Cela n'a rien d'étonnant, la carabine, arme rayée mais d'un chargement plus complexe, était utilisée pour le tir de précision comme le faisaient les membres de la compagnie, alors que les troupes armées étaient généralement munies de fusils à canon lisse.
Et l'on sait aussi par un rapport du Baron de Ryckel d'août 1830 envoyé au gouverneur de la Province de Liège, que tous les membres de la Garde Urbaine de Visé possédaient leur propre arme et qu'il était dès lors inutile d'en envoyer de supplémentaires de Liège, mais il reçut une dotation de 20.000 cartouches qui ont plus que vraisemblablement servi à l'entrainement de la Garde Urbaine qui n'était pas composée uniquement d'arquebusiers comme certains auteurs semblent le laisser entendre; en ces temps de troubles, nombreux furent ceux qui se joignirent à la troupe de Visé levée dès le début de l'insurrection.
Il est absolument faut de dire que seuls les arquebusiers se sont joints aux volontaires, le tocsin n'aurait-il sonné que pour eux ?
Et si Demany en parle, alors qu'il ne les connaissait pas, c'est simplement parce que de Ryckel lui a signalé qu'ils avaient répondu présents, comme beaucoup d'autres.

En outre, Demany a très certainement gardé à ses côtés des hommes aguerris, aptes à commander et à faire un coup de force en cas de nécessité.

Cette escarmouche, resta dans le souvenir des visétois sous le nom de "Combat de Navagne",
lequel loin d'être véritablement glorieux fut sans rapport avec les combats sanglants qui eurent lieu ailleurs dans le pays.
Si certains auteurs se sont laissés emporter par leur enthousiasme dans une relation des faits tout à la gloire de certains visétois; il faut retenir qu'aucune médaille ne vint récompenser les combattants et aucun drapeau d'honneur ne fut octroyé à la Ville.
Sans douter nullement ni du courage ni des sentiments patriotiques qui animaient les combattants, il y a fort à parier que les blessures les plus douloureuses furent certainement les "gueules de bois" du lendemain de cette échauffourée dont l'heureuse issue fut fêtée pendant longtemps à grand renfort de pecket...

Ce bref combat est relaté dans une épreuve journalistique corrigée de la main même du Capitaine Demany qui se trouve au musée des Francs Arquebusiers
Demany qui avait participé à de nombreux combats et fut largement décoré, terminera sa carrière comme commissaire de police à Liège.

Un chant de la compagnie fut écrit par le Président Delgotalle en souvenir des combattants de 1830

1834,

la famille Lonhienne fait don à la compagnie d'un drapeau " le drapeau des Dames"
Ce drapeau plus court et muni a son extrémité d'une boule faisant contrepoids, permettait d'exécuter un jeu de drapeau comme c'est encore le cas aujourd'hui.
La boule dut être réparée l'année suivante suite à une dispute éclatée dans la Collégiale à cause d'une question de préséance, les Arbalétriers et les Arquebusiers assistaient alors ensemble à la grand-messe du "Sacramint".
Un mot en entraînant un autre, le geste fut joint à la parole.
C'est ainsi que Max Merx abîma la boule en défonçant le tambour d'un arbalétrier.
Le Doyen Stiels eut bien du mal à ramener le calme chez les belligérants.
Il fut dès lors décidé que les Arbalétriers feraient leur marche d'offrande le lundi du Sacramint et les Arquebusiers le mardi.

En 1837,

Le Roy du tir est François Delgotalle qui deviendra président en 1850
Il sera l'auteur de nombreuses compositions:
"Hommage d'Estime et d'Attachement à la compagnie des Arquebusiers" (11-11-1852)
fondateur de l'Harmonie saint Martin en 1853 à laquelle il fit don d'un tuba, de deux cymbales et d'une grosse caisse.
Parmi les fondateurs de l'harmonie on retrouve aussi Joseph Leers, Dodémont, Lambert Théodore, Jean Boulanger, etc...
Il offrit aussi avec Joseph Paulus des coussins et des tapis pour garnir l'église.
En 1854 il écrit le "Chant du Drapeau" en l'honneur de celui que le professeur Kuppferslager avait donné en 1850 et la musique fut composée par le professeur Thierry du conservatoire de Liège.
Il remis aussi, à la tête du comité, un gage de loyalisme aux princes héritiers le Prince Léopold et la Princesse Marie-Henriette en visite au château d'Argenteau où l'harmonie St Martin donna un concert.

En 1845
la prestation de serment est la suivante:
"Je jure Fidélité éternelle au drapeau de saint Martin, patron de Visé, soumission et obéissance aux statuts de la compagnie des arquebusiers, respect aux officiers, fraternité et dévouement à tous les confrères.
Vive saint Martin.
Vivent les Arquebusiers."

En 1852,

Un attentat est commis contre le drapeau de la compagnie.Vraisemblablement du à des adversaires, l'emblème sacré sera aspergé de vitriol.

En 1860,

La famille Fayn-Merx fait construire le local de la Renaissance afin que les arquebusiers puissent jouir d'un local permanent.
La construction s'acheva en 1862.Avant cela la compagnie louait la maison Stevens située Rue Haute en face de la Rue du Perron, puis la maison Paulus située Rue du Collège avant la Rue de Berneau puis la maison Bertholet au coin de la Rue Haute et de la Rue Raskinroy et en 1830 il avaient pris à bail la salle de chez Berlir.

C'est aussi en 1860 que les arquebusiers troquent l'uniforme militaire pour l'habit avec pantalon noir, haut de forme et gilet jaune, mais Joseph Paulus garda jusqu'à sa mort l'ancien costume militaire qu'il avait toujours porté.


Le 29 juillet 1874
la gilde adoptait le fusil Comblain, une arme remarquable d'un armurier de Cheratte, en usage d'abord dans la Garde Civique et à l'Armée belge qui la conservera jDétail du fusil Comblain de Charles de MarbaisJoseph Comblainusqu'en 1910.
C'est un fusil à culasse tombante.
Sous l'action d'un pontet levier, la culasse descend, laissant apparaître l'arrière du canon où il suffit d'introduire la cartouche puis de remonter le levier.
L'arme est musie d'un percuteur à chien visible sur les premiers types et d'un percuteur encastré sur les seconds.
D'abord en bronze phosphoreux, la culasse fut transformée en acier afin de permettre aux armuriers régionaux de la fabriquer puisqu'ils maîtrisaient mieux cette technique.
L'arme est remarquable et fut détrônée par les armes à répétition mais si Comblain avait imaginé un système de rechargement automatique, son arme aurait été équivalente à la célèbre Henry-Winchester.
Elle fut soumlise à tous les test possible et au banc d'épreuve le canon bourré jusquà la gueule éclata, on en vissa un nouveau et l'arme fonctionna sans problème, la culasse de Comblain était intacte.Ajoutons qu'il est assez facile à démonter pour en faire un entretien sommaire,il suffit de démonter les deux vis de la culasse pour enlever le mécanisme et Il était aussi muni d'une baionette de type yatagan
Les
fondateurs du tir Comblain: François Delgotalle,,Nicolas Thonon,Clément Scaff, B. Demarteau, Charles de Marbais, dont le fusil à culasse de bronze est au musée des Francs Arquebusiers, image ci à droite
C'est la Garde Civique de Verviers qui vint inaugurer le tir à Visé le 17 août 1874. Inauguration du rir au fusil Comblain à Visé en 1874

C'était normal puisqu'il s'agissait de l'arme habituelle de ce corps mais en outre elle était commandée par le Major-médecin Alfred Delgotalle,
officier des Anciens Arquebusiers de Visé et fils du président de la compagnie.
Un petit souvenir fut échangé ce jour là: un sapeur en laiton avec la mention Visé-Verviers toujours visible au Musée des FAV et qui a été copié pour être remis comme prix de tir

Arquebusiers de Visé pantalon jaune et galon rouge 19e sC'est aussi en 1874 que la compagnie adopte la tenue des officiers

Frac, haut de forme, gilet et pantalon jaune avec galon or.
L'habit noir n'est jamais qu'un dérivé de l'habit militaire, le grand manteau dont les pans repliés forment les basques

Madame Joiris-Merx fait don cette année là d'un drapeau comportant d'un côté deux fusils Comblain croisés et de l'autre une grenade enflammée

En 1895,
Le nouveau Capitaine Commandant est Joseph Cerfontaine qui succède ainsi à son père et à son oncle.
Il restera commandant des Francs Arquebusiers jusqu'à son décès en 1920.

Les relations avec les Arbalétriers restaient toujours tendues, une rivalité certaine opposant les deux gildes,
qui s'en tenaient toutefois à des pamphlets et chansons.
Si d'un côté les Arbalétriers écrivaient "Tirans à l' årbalète"
Delgotalle leur répond en composant " Li vîle ustèye" sur l'air de la marche des Chasseurs Chasteler de la Garde Civique.

En 1897,

la compagnie inaugure dans la collégiale un vitrail représentant son saint Patron.balle bosquette
Vitrail offert par une souscription auprès de tous les membres et créé par Nicolas de Rurmonde
A la fin du 19e siècle, plusieurs accidents ont lieu lors du tir au fusil Comblain,
Dieudonné Protin un marqueur, est touché d'une balle puis c'est Monsieur Laloup Gathoye qui passait sur la route de mouland près de la ferme Tossens qui fut atteint par une balle perdue
Le comblain est une arme de guerre avec laquelle un tireur maladroit pouvait expédier une balle perdue très loin,
il fut décidé d'adopter la carabine Flobert, cartouche aussi dénommée Bosquette.
Il était aussi d'usage de tirer les campes.
Les campes que l'on rencontre encore de temps en temps, sont des sortes de petits canons posés au sol, la bouche en l'air, remplis de poudre et reliés entre-eux par une trainée de poudre,
une fois la mise à feu effectuée, les tirs déclenchent une pétarade dont le bruit va croissant selon le calibre de la campe...
qui parfois fait éclater les carreaux.
Les campes remplaçaient les anciennes salves d'honneur tirées lors des fêtes,tradition qui s'est toutefois perpétuée chez les Francs Arquebusiers.

De1897 à 1902, la compagnie participe aussi à Liège au cortège à Saint Walburge en hommage aux héros de 1830, on n'en trouve plus trace plus tard jusqu'en 1905 et 2005 lors des cortèges patriotiques à Bruxelles.
En 1900,

la gilde participe à un concours des joyaux des gildes et y remportera plusieurs prix.
Sur une des rares photographies existante, on peut contempler l'ancien patrimoine des Arquebusiers de Visé, malheureusement disparu aujourd'hui.
Elle remporta aussi le prix de la société la plus nombreuse des gildes de Belgique

L'exposition de 1900
expo joyaux des gildes Liège 1900 Vieux St Martin statuie détruite en 1914 St Martin des Francs Arquebusiers détruit en 1914

  Parmi les objets exposés, plusieurs pièces viennent de membres qui les ont prêtées pour l'occasion ainsi que les deux statues de St Martin qui seront détruites pendant la grande guerre
Sur la photo générale on voit celui du centre, l'autre est à droite près de l'escalie
r

Les Arquebusiers de Visé en 1901En 1901


A l'occasion de l'inauguration du Dapeau Royal et de celui offert par Mademoiselle Fayn
la compagnie pose pour la postérité
on reconnait Clément Scaff au premier rang
 

En 1903


Le Roi Léopold offra un superbe prix de tir à la gilde: 12 couverts en argent.
La même année Melle Fayn fit don d'un nouveau drapeau, celui des membres honoraires et invités.


En 1905Le cortège des gildes, défilé des bannières Bruxelles 1905

Le Roi fit dont à la compagnie de son portrait en uniforme de Lieutenant-général

En 1905 toujours, la Belgique fête le 75e anniversaire de son indépendance. Lors des festivités alors organisées, la compagnie participera au cortège des drapeaux de Bruxelles, où on retrouvera aussi nos amis les Arbalétriers visétois.
100 ans plus tard, les Francs Arquebusiers seront à nouveau invités aux cérémonies officielles

pour la même occasion en souvenir de la participation de la compagnie aux combats de 1830
(voir page
Bruxelles)


Les Arquebusiers de Visé en 1905, gravure de Nicolas Dorville,rééditée par les anciens arquebusiersA Bruxelles la compagnie avait remporté une médaille de vermeil et plusieurs primes ainsi qu'un premier prix et une Musée des Francs Arquebusiers médailles commémoratives Bruxelles et Liègemédaille d'argent dans la catégorie des drapeaux modernes, puisqu'il était d'usage à l'époque de remettre des prix lors de telles manifestations.
Voir page Musée

Les Arquebusiers de Visé en 1905 gravure de Nicolas Dorville réalisée à l'occasion de l'expo internationale de Liège en 1905

En 1908
,

changement encore pour l'adoption d'un pantalon rouge.
le choix de cette couleur, symbole du parti catholique, sera aussi un des motifs de troubles dans la gilde, dont les vieux membres se veulent apolitiques
Beaucoup de membres se sont opposés à ce que, comme autrefois pour le Prince-Evêque, autorité politique et religieuse, les honneurs soient rendus de la même manière à l'évêque de Liège en visite à Visé lors des confirmations, lequel ne représentait plus une autorité dirigeante mais exclusivement religieuse à laquelle la gilde n'avait plus de raison de se soumettre.
C'était en effet le Prince et non l'Eveque qui accordait autrefois les titres, privilèges et statuts et l'abolition de l'Ancien Régime ne reconnaissait plus aucun pouvoir à un évêque, simple représentant du pouvoir religieux.
De nombreux membres boudèrent alors la fête jusqu'à un éclatement

En 1909
, une grande partie de la compagnie, le Président Clément Scaff en tête, suivi de nombreux membres du comité directeur et des plus vieux membres, n'accepte pas le virage politique de certains membres et veulent s'en démarquer.
Cerains quittent la société et se regorupent dans un autre locale et préparent une action en douce
Cette frange dissidente va créer une société coopérative sous le nom d'Anciens Arquebusiers, il est  impossible pour quelque autre société que ce soit de porter le même nom
Ils n'ont pas le choix !
La gilde change à nouveau de nom et opte pour la dénomination de FRANCS ARQUEBUSIERS entendant par le terme FRANC perpétuer, sans attache philosophique ou politique aucune, les traditions des ancêtres de 1579.

Cette neutralité idéologique et politique deviendra
l'article 1 des statuts adoptés en 1910.
Le vocable Francs n'est pas choisi au hasard puisqu'au 15e siècle déjà on trouvait des francs-archers, francs-arbalétriers et francs-arquebusiers qui jouissaient de fanchises et liberté.
C'est cette liberté d'opinion que ceux de 1910 veullent rappeler.
On est aussi dans une époque où s'affontent courant libéral et catholique, et la dispute commença aussi quand le Cercle St Hadelin , compagnie de gymnastique, fut créée en concurrence des Volontaires qui s'entrainaient à la Renaissance et qui rejoindront l'Alliance quelques années plus tard.

C'est en mars1910 que les Francs défilent sous la bannière de leur nouveau nom, depuis le banquet de ceux que les visétois appelaient affectueusement "les vîx rodjes" se tient traditionnellement en mars.

armoiries des Scaff
SCAFF

le blason des Francs entre 1910 et 1926
FRANCS ARQUEBUSIERS

Cette scission en deux de la gilde aura toutefois une conséquence sur les festivités
Le Doyens Lemmens, ayant pris la parti de la frange catholique, refuse en effet l'accès de la Collégiale St Martin aux Francs
Les Francs interdits d'église furent contraints à modifier la cérémonie religieuse remplacée depuis lors par un hommage aux défunts au cimetière de Lorette, mais en 2010 la cérémonie traditionnelle reprendra ses droits au sein de la collégiale de Visé, lors de la fête de St Martin

La Compagnie Royale des Francs Arquebusiers a aujourd'hui comme objectif:

1° De perpétuer, par l'organisation de fêtes, cérémonies et commémorations, ou tout autre moyen approprié, les traditions ancestrales des Gildes, Serments et Corporations, et Milices Citoyennes, particulièrement de Visé et de l'ancienne Principauté de Liège, et ce dans le respect des statuts de l'ancienne gilde dans ce qu'ils ont encore de conciliable avec la vie d'aujourd'hui

2° D'entretenir un devoir de mémoire et de reconnaissance envers tous les glorieux ancêtres qui ont marché dans ses rangs et envers ceux qui comme elle ont participé à la défense des libertés, ainsi que de perpétuer l'attachement à saint Martin.

3° D'acquérir, de collectionner et de conserver, via son musée, dans un but historique, archéologique, folklorique et artistique, tous les objets et documents, et témoignages anciens ou modernes, ayant trait, soit avec son origine ou son histoire, soit avec son organisation.
De conserver et développer ce patrimoine et de le faire partager par toute voie possible

3° De perpétuer, de perfectionner et d'encourager la pratique du tir au fusil ou à la carabine

4° De stimuler et d'entretenir entre ses membres et sympathisans l'esprit de paix, honneur, confraternité et de confiance réciproques, de tolérance, d'ouverture et d'esprit civique et d'entraide, caractéristiques des membres des anciennes
Gildes.


Le blason actuel des Francs Arquebusiers
d'argent flanqué d'azur, à deux fusils en sautoir entourés de palmes d'or,
les armes de la Ville de Visé sur le toutL'écu est parfois couronné pour rappeler le titre de Royale de la gilde.

Avant 1926, l'écu central était d'argent à barre d'azur et devint comme aujourd'hui d'azur à bande d'argent lorsque la Ville de Visé reçut officiellement ses armoiries.

En 1909, au début de la scission, Anciens Arquebusiers et Francs Arquebusiers, sans en être propriétaires,occupèrent le même local, ... pendant un temps seulement.
Dans "le Petit Populaire" du 28 janvier 1910, on pouvait lire que le gérant du café, sympathisant des Francs expulsa les "Rouges" du local qu'il leur sous-louait jusqu'alors,
et "les Rouges" tinrent leur bal dans la Salle Mathot Rue du Pont ( journal d'Aubel 23/6/1910)

En 1910, Joseph Humblet écrit
Les Francs Harquibusis
chant en wallon qui raconte la scission

En 1910
, les
Anciens Arbalétriers de Visé fêtent leur 600e anniversaire
Ce fut l'occasion d'un grand cortège auquel les Francs participèrent de manière officielle en ouvrant celui-ci.
Musée des Francs Arquebusiers médailles commémoratives BruxellesAu lieu dit "le Tochet" près de la rue du Perron actuelle, les Tambour-Majors des Arbalétriers et des Francs Arquebusiers se serrèrent la main au milieu de la rue sous les vivas d'une foule enthousiaste.
L'amitié entre Anciens Arbalétriers et Francs Arquebusiers ne s'est depuis jamais démentie.
De nombreuses sociétés venues de belgique et d'ailleurs étaient présentes au cortège.
Les Anciens Aquebusiers décllinèrent l'invitation
A nouveau les Francs Arquebusiers participent au concours des drapeaux de Bruxelles et y remportent des médailles.


En 1913,

Les Francs doivent abandonner leur local de la Renaissance.
Le bail du gérant venant à expiration, les propriétaires de la Renaissance mirent le bâtiment en vente,
en effet la gilde des arquebusiers n'avait jamais acquis le bâtiment où elle tenait ses fêtes.

Les Francs Arquebusiers ne participèrent pas aux enchères car ils projetaient la construction d’un nouveau local dans la rue Dodémont actuelle, à proximité du nouveau centre ville qui se développait alors aux environs de la gare.
Un des membres de la Compagnie y possédait un terrain.
C’est ainsi que le local  de la Renaissance, d’abord acquis par une tierce personne, fut finalement racheté par les Anciens Arquebusiers qui entrèrent effectivement en sa possession en 1913 en y faisant leur rentrée officielle pour leur fête du 1er juin.
Des assiettes provenant de la Renaissance sont toujours visibles au musée des Francs Arquebusiers
En 1914 l'ancien local de notre gilde sera brûlé par les troupes allemandes et reconstruit dans sa forme actuelle grâce au soutien financier de l'Office des Régions Dévastées
(sigle O.R.D. visible sur les façades de beaucoup de maisons visétoises).
La Grande Guerre arriva et le projet de construction du nouveau local fut remis à plus tard


En 1914
Visé, ville martyre.
C'est par Visé que les troupes allemandes comptent envahir Liège.De nombreux civils seront tués et Visé quasi entièrement détruite.
Les Francs Arquebusiers perdront plusisuers de leurs membres.Pour la relation des faits voir
http://1579.be/20e-siecle-2.htm

En 1919

Le 28 mai, Roi Albert 1er vient en visite à Visé, ville martyre.
Il demandera à l'Abbé Goffin de lui retracer le combat des gendarmes auquel il avait assisté.
Le Roi s'en montra très ému et félicita le prêtre de son comportement pendant cette bataille


inauguration du monument et de la pelouse d'honneur aux victimes de 14-18 cimetière de Lorette à ViséMusée des Francs Arquebusiers médailles commémoratives Bruxelles et LiègeEn 1921

la Compagnie pourra reprendre ses fêtes et cortèges interrompus pendant la Grande Guerre et la reconstruction de la ville

Le 11 novembre 1924
La compagnie assiste en même temps que les associations patriotiques,
à l'inauguration du Monument aux Morts de la Grande Guerre au cimetière de Lorette

En 1930
la gilde participe au concours des drapeaux de Liège
Elle s'y retrouvera aussi en 1939 lors de l'exposition de l'eau organisée à l'occasion de l'inauguration du Canal Albert



En 1935,
le Roi accorde le titre de Compagnie Royale aux Francs Arquebusiers
sous leur nouvelle dénomination




En 2014, il a plu a
Sa Majesté le Roi Philippe
d'accorder à nouveau Son Haut Patronage
aux Francs Arquebusiers


1939
On inaugure le Canal Albert et l'Exposition de l'Eau à Liège .


Expo 1939 médaille du cortège des drapeaux. Coll musée FAVExpo 1939 médaille du cortège des drapeaux. Coll musée FAVLe 28 mai 1939, la Fête des Drapeaux réunissait en cortège 2500 drapeaux, étendards, bannières et fanions

Les Francs Arquebusiers participeront au Cortège des Drapeaux qui dans la vidéo est repris dans l'époque napoléonienne
La médaille du cortège des drapeaux fait partie des collections du Musée des Francs Arquebusiers.

http://vimeo.com/42012309 Suberbe film qui pourrait s'intiluter Grandeur et Décadence. D'après des images de 1939 d'Albert Léonard rassemblées et mises en scène par Philippe Ory.

Dans la vidéo à 9:15 vous verrez passer le Drapeau des Confrères.Cérémonie d'hommage aux défunts au cimetière de Lorette en 1939, la chapelle des combattants n'existe pas encore

La dernière fête eut lieu le 2 juillet 1939.
On sent que la guerre n'est pas loin.
Dans une lettre du 30 octobre 1939, la compagnie invitait ses membres à une réunion le dimanche 8 novembre pour rendre hommage aux victimes de 1914 au monument aux morts


1er juillet 1945,
l'occupation terminée, les Francs Arquebusiers se rendirent au cimetière de Lorette,
en tenue de ville avec les tambours et les drapeaux pour y célébrer leur cérémonie et rendre un hommage encore plus solennel aux disparus.

Tambours à Visé en 1946, fête de la libération, Léonard Cordy tambour-majorVisé, Café du PontLa réunion des membres dut avoir lieu au Café du Pont tenu par le confrère Léon Douin, car la salle de l'Alliance, rue Dodémont, avait été incendiée et n'était pas disponible.

En fait elle avait subit des tirs provenant des canons américains situés sur la rive gauche et qui attaquaient les allemands
Durant les deux périodes de guerre, les gildes durent cesser leurs activités, mais dès la fin de la guerre fêtaient ensemble la Liberté retrouvée



Cérémonie patriotique en 1946,

on reconnait à l'avant plan, Léonard Cordy, Tambour-Major des Francs
qui commande des tambours en civil issus des trois gildes qui défilent rue du Perron
Le tambour en pantalon golf au milieu du premier rang est
Nicolas (Nico) Kinet





La pierre angulaire de la compagnie est le
Serment de Fidélité, tant à l'égard de saint Martin qu'envers les statuts qui ont unis les Francs Arquebusiers à travers les siècles. La gilde des Francs Arquebusiers se caractérise également par l'esprit de convivialité qui anime tous ses membres, esprit générateur d'enthousiasme qui a permis de nombreuses réalisations,
ainsi que pendant longtemps par le beau temps exceptionnel lors des fêtes de juillet.
Le soleil omniprésent, à quelques exceptions, donna naissance à l'adage:  " Si tu veux du beau temps ... viens marcher dans les Francs..." les autres compagnies visétoises n'étant pas toujours dotées de cette chance.


En 1952
photo de la compagnie au local

saint Martin, collier du 16e siècle argent et vermeil porté par l'empereur des Francs Arquebusiers de ViséEn 1960, un nouveau collier fut offert par Etienne Michaux à notre Empereur en remplacement de l'ancien qui n'avait pu être récupéré par les Francs.Ce collier d'argent massif date du 16e siècle et porte en médaillon central notre patron saint Martin et un papegai à son extrémité.
Il s'agit d'un collier de gilde datant du 16e siècle, qui fut recherché et trouvé par Albert Jaminet,
collectionneur et numismate averti qui pour sa part a offert sa collection d'armes au musée des Francs Arquebusiers ainsi qu'à celui de la Ville de Visé.


Le 3 juillet 1960
, une nouvelle statue de saint Martin fut inaugurée
Elle remplaçait les statues anciennes perdues en 1910 et détruites en 1914, le saint patron retrouvait enfin sa place dans les rangs.


 
L'abbé Simonon,
Au fond Albert Jaminet, et portant les drapeaux André Charlier et Michel Van CalsterBénédiction de la statue de St Martin en 1960 doc M. Poelmans
la bénédiction de St Martin en 1960, abbé Simonon,André Charlier, Michel Van Valster, Albert Jaminet.doc M. Poelmans      
St Martin des Francs Arquebusiers Photo Gianni Canova



La cérémonie se passe devant la chapelle de Lorette.
La photo montre la bénédiction de la statue et on y reconnait, le Capitaine Commandant Hubert George à gauche de l'Abbé Simonon et au fond Albert Jaminet qui offrit sa collection d'armes au musée des Francs et trouva le collier du 16e siècle porté par notre empereur, c'est lui que le sculpteur représentera en sculptant le pauvre.


Cette statue est l'oeuvre de deux artistes liégeois;
 
Vandesandt, sculpteur 
et  Poisinger peintre professeurs aux Beaux Arts de Liège.

En 1979
Les Francs fêtaient dignement le 400e anniversaire de leur gilde

Un 400e qui fut d'abord endeuillé par la tragique disparition de notre Empereur Hadelin Woolf, victime d'un accident.
C'était un homme d'une gentillesse extrême, de grande classe, aimable, et que nous rencontrions en ville dans son uniforme de policier de la Ville de Visé où il était apprécié.

Il fut le premier à porter le collier offert par Etienne Michaux

l'Empereur Fernand Humblet et ses aides de camp  Victor Michiels et Claude Claes

L'Empereur Fernand Humblet
et ses aides de camp;
Victor Michiels et Claude Claes
L'Empereur Hadelin Woolf et les aides de camp Gérard Humblet et Marcel Poelmans

Hadelin Woolf entouré de Gérard Humblet et Marcel Poelmans
ancienne tenue de l'Empereur et ses Aides de camp

L'habit noir porté par les officiers et anciennement par l'Empereur jusqu'en 1989, est une descendance de l'habit militaire porté autrefois.

Cet habit dont les basques et les fausses poches réprésentaient les pans repliés et attachés par des boutons ainsi que les poches du grand manteau ( le surtout ) des soldats en marche.

En cette année 1979, c'est Fernand Humblet qui fut proclamé nouvel Empereur


Blason des Francs Arquebusiers, pierre de taille à l'angle du local de l'Alliance
Pour ce 400e anniversaire, une pierre de taille fut apposée sur la façade du local de l'Alliance
La médaille frappée pour l'occasion représentait notre patron saint Martin,
et la Rue de la Station fut rebaptisée
RUE DES FRANCS ARQUEBUSIERS

Sous l'impulsion d'un nouveau Comité des Jeunes Francs vinrent ensuite quelques changements:

En 1985

les Sapeurs des Francs Arquebusiers, Sergent Georges Delfosse

Le Corps des Sapeurs
fut reformé comme autrefois,
habillé avec un uniforme d'inspiration post napoléonienne qui était de mise en 1803 lorsque le compagnie se redressa, il sont d'inspiration française et fort semblables à ceux des
sapeurs de l'armée belge au début de son existence

 

 

 

 

En 1986

L'escorte de St Martin, Sergent PhilippensSt Martin des FAV porté par les Officiers entourés des étendards portés par les Cadetsl'Escorte de saint Martin est créée.


Les soldats de l'escorte adopteront la tunique des Grenadiers belges de 1854.
La statue de saint Martin était jusqu'alors portée par des Officiers en habits entourés de cadets portant des étendards écarlates

 

 

 

 

En 1987
Les Grenadiers de 1854Les grenadiers de 1854Le Corps des Tambours


fut rhabillé dans le même uniforme des
Grenadiers belges
avec toutefois le bonnet à poils de la grande tenue au lieu du shako de service porté par les soldats de l''Escorte de St Martin.

 

 

 

En 1987
les Mousquetaires font leur réapparition dans les rangs
Constitués exclusivement d'officier, ses membres en ont conservé l'habit munis d'un insigne particulier.
Ils saluent des salves le passage de la compagne dans la ville, rendent les honneurs, à l'aide de mousquets à percussin.
Une centaine de cartouches de poudre noire sont nécessaires à chaque fête.
Ils seront reconnus statutairement ... en 2014.

cérémonie au cimetière de Lorette, l'Empereur Fernand Humblet, les aides de camp Claude Claes et Maurice Martin, les Mousquetaires Jean-François, Alain et Marc Poelmans

La GendarmerieLa GendarmerieEn 1989,
Les officiers porte-drapeau


changèrent d'uniforme pour adopter celui inspiré de la Gendarmerie à pied de la fin du 19e siècle ou des grenadiers

 

 

 

En 1989,

L'empereur et ses aides de camp adoptèrent aussi un nouvel uniforme, troquant l'habit noir, rehaussé de galons or pour l'empereur, et le pantalon rouge, ils choisiront l'uniforme presigieux de général et d'aide de camp de général d'infanterie belge de la fin du 19e siècle. Confectionné également d'après les planches de Robert Aubry

Alain Woolf
entouré de Paul Lambert et André Verjans

Tenue de Général et d'Aide de camp de Général d'Infanterie
Armée belge 19e siècle.

cliquer sur les images pour agrandir


Nos Généraux Nos Généraux AUBRYP09.JPG AUBRYP10.JPG

 1997
Inauguration d'une Charité de St Martin en bronze apposée sur la façade de l'Alliance

st Martin en bronze, Francs Arquebusiers, réalisation Marc Poelmans
Moule original réalisé par Marc Poelmans
Fonderie par le Maître Fondeur Charlier de Herstal
Finition, pollisage, mise en place par Marc Poelmans
Poids 35 kilos
Financement:
création, finition: Marc Poelmans
brut de fonderie: FAV

 

1999
St Martin , bas-relief en pierre de taille Collégialle de ViséCollégiale de Visé, le porche d'entrée avec St Martin, bas relief en pierre de taille offert par les Francs Arquebusiersle 4 juillet 1999,
lors de leur 420e anniversaire,
c'est à la Collégiale saint Martin
que les Francs Arquebusiers offraient un bas relief de pierre représentant saint Martin
placé juste au-dessus du porche d'entrée principal et que tout le monde salue en pénétrant dans l'édifice.
Il porte la mention
"Hommage des Francs Arquebusiers"
"1579-1999"

Cette pièce fut réalisée par l'atelier "La Pierre Bleue" de Comblain au Pont et inaugurée en présence des autorités par Monsieur le Doyen Etienne Van den Peereboom
Ce bas-relief rappelle l'attachement des Francs Arquebusiers à leur saint patron et à la Collégiale qui porte son nom, même si la compagnie n'y fait plus de cérémonie à l'époque, et fait fi des rancunes du passé qui leur vit l'entrée interdite.

La compagnie est en route vers son 425e anniversaire qu'elle fêtera dignement,
dans le même esprit de respect des traditions
et de tous ceux qui ont précédés les Francs Arquebusiers depuis 1579 jusqu'à aujourd'hui

.


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