Home dernière mise à jour:02/09/12


Sainte Julienne de CornillonLa Fête-Dieu
Allemand: Fronleichnam
Français: Fête-Dieu
Italien: Corpus Domini
Anglais : Corpus Christi
Règle de calcul: Date variable: Pâques + 60 jours

Le Seigneur dit à soeur Julienne du Mont Cornillon (1256) qu'il manquait à l'Eglise une fête annuelle en l'honneur du Saint Sacrement de l'autel.
Malgré une vive persécution contre soeur Julienne et ceux qui souhaitaient que cette fête se répande, le diocèse de Liège l'institua puis l'Eglise universelle ajouta cette fête au calendrier liturgique par le pape Urbain IV qui la rendit obligatoire pour l'Église entière en 1264 .
La fête du très saint Sacrement, appelée dans le langage liturgique, la fête du Corps du Christ, et dans le langage populaire, la Fête-Dieu, est une fête dans laquelle l'Église rend les honneurs publics et solennels à Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la sainte Eucharistie.

Cliquez ici pour en savoir plus sur Julienne et l'institution de la Fête-Dieu...)

Extrait de la Bulle d'Urbain IV pour l'institution de la Fête-Dieu dans l'Eglise universelle, 1264:

"
 Qu’en ce jour, les foules empressées du peuple fidèle, accourent dans les temples avec une nouvelle ferveur ; que le clergé et le peuple se lèvent pour faire éclater leur joie dans des cantiques de louanges ; que les cœurs et les désirs, les voix et les lèvres chantent des hymnes joyeux ; que la foi chante, que l’espérance bondisse, que la charité tressaille, que la dévotion applaudisse, que le chœur des prêtres jubile, que l’assemblée des vierges soit remplie de consolation ; que chacun vienne avec un cœur fervent, une volonté empressée, qu’il rende ses devoirs avec zèle, pour célébrer dignement la solennité d’un si grand jour, et puissent tous les enfants du Christ être enflammés d’une telle ardeur pour son service, qu’augmentant de jour en jour le trésor de leurs mérites, ils soient jugés dignes de recevoir comme leur récompense, au terme de leur course, Celui qui sur la croix se livra pour leur rédemption, et dans le Sacrement se donne à eux en nourriture "

procession du Saint SacrementJean XXII, en 1318 ordonna de compléter la fête par une procession solennelle où le très Saint Sacrement serait porté en triomphe.
On fait une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu pour sanctifier et bénir, par la présence de Jésus-Christ, les rues et les maisons de nos villes et de nos villages.
Saint Thomas d'Aquin prépara la liturgie de cette fête (
Lauda Sion Salvatorem et Pange Lingua Gloriosi qui permirent aux fidèles une catéchèse simple et belle sur la Présence Réelle).

Fête-Dieu à lLège en 2010Les processions du Saint Sacrement s'inspirent de 1 Roi 8, lorsque Salomon fit transporter l'Arche au Temple.
Dès 675, on fit une procession du Saint Sacrement du Tabernacle.
Ces processions du tabernacle étaient courantes et avaient lieu le dimanche ou pendant le Tridium au XIème siècle.

"Si quelqu’un dit que, dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie, le Christ, Fils de Dieu, ne doit pas être adoré d’un culte de latrie, même extérieur et que, en conséquence, il ne doit pas être vénéré par une célébration festive particulière, ni être porté solennellement en procession selon le rite et la coutume louables et universels de la Sainte Église, ni être proposé publiquement à l’adoration du peuple, ceux qui l’adorent étant des idolâtres : qu’il soit anathème."
(Concile de Trente, XIII session, 11 oct 1551)

Le culte eucharistique s'est développé de plus en plus depuis le XIVème siècle.
A ce moment, l'Ostensoir apparaît en Allemagne et en France où l'hostie consacrée est exposée à l'adoration des fidèles.
La pratique courante de l'exposition date de la période de l'instauration de la Fête Dieu.

Extrait de http://www.adoperp.com


La Fête-Dieu, Fête du Saint-Sacrement ou Corpus Christi est une fête religieuse catholique célébrée le jeudi qui suit la Trinité (le huitième dimanche après Pâques), c'est-à-dire soixante jours après Pâques.
Les dates contemporaines de la Fête-Dieu sont les jeudis :26 mai 2005, 15 juin 2006 et 7 juin 2007.

Actuellement, le nom officiel de la fête est Solennité du corps et du sang du Christ.
Cette fête commémore l'institution du sacrement de l'Eucharistie.

Aux États-Unis, on célèbre cette fête trois jours plus tard (comme en France au XIXe siècle), soit le dimanche suivant la Trinité.
Après cette fête, le temps ordinaire reprend.
La Fête-Dieu est un jour férié dans certains pays catholiques.

Origine

Cette fête fut instituée le 8 septembre 1246 par le pape Urbain IV.Ce ne fut néanmoins qu'en 1312 que la bulle d'Urbain IV fut confirmée au concile de Vienne et que la célébration de la Fête-Dieu devint générale.
Cette fête était autrefois accompagnée en France de processions publiques où l'hostie sainte était portée en grande pompe à travers les rues; depuis 1830, ces processions ne se font plus au XIXe siècle qu'à Paris et dans quelques autres grandes villes, ainsi que dans de nombreux villages du Pays Basque où tous les habitants du village y participent.
Les hommes constituent une "garde nationale" où se mélangent sapeurs, tambour-major et autres soldats en arme. Les costumes, entièrement fabriqués par les couturières du village, sont éclatants de couleurs.
La troupe défile ainsi en musique (alternativement chants hommes, chants femmes puis la batterie fanfare) jusqu'à l'église dans un ordre imposé.
Cas du diocèse de Liège

La Fête-Dieu fut introduite d'abord dès 1246 dans le diocèse de Liège (voir Basilique Saint-Martin de Liège) sous l'impulsion de Julienne de Cornillon, puis pour toute l'Église catholique en 1264 par le pape Urbain IV.
En 1946, à l'occasion du 700ème anniversaire de la Fête-Dieu, le diocèse de Liège a organisé diverses manifestations, dont un défilé de chars dans le quartier Saint-Laurent, près de la basilique Saint-Martin, puis un cortège fluvial sur la Meuse:

extrait de Wikipedia http://fr.wikipedia.org/

Joseph Daris
Histoire du diocèse et de la principauté de Liège, T. II. pendant le XIIIe et le XIVe siècle,

Edition Demarteau, pp. 135 et suiv. (Liège, 1890)

La Fête du Saint Sacrement.

Le plus bel acte de l'épiscopat de Robert de Langres fut l'institution de la Fête-Dieu.
La Providence, pour amener l'institution de cette fête, se servit du ministère d'une pauvre religieuse de Cornillon, savoir, de sainte Julienne.
Née à Retinne, en 1193, de parents fortunés, appelés Henri et Frescinde, Julienne eut le malheur de les perdre bientôt. Orpheline à l'âge de cinq ans, elle fut placée par ses tuteurs, avec sa sœur aînée Agnès, chez les religieuses augustines de Cornillon.
La prieure du couvent chargea de leur instruction et de leur éducation la religieuse Sapience qui dirigeait une exploitation rurale de la communauté à la Boverie.
Julienne habita la métairie et s'y initia aux travaux domestiques, en même temps qu'elle apprenait à lire et à écrire. Elle étudia même la langue latine sous la direction de Sapience et s'y rendit si habile qu'elle put comprendre les ouvrages de piété de saint Augustin et de saint Bernard.
Ses progrès dans la vertu et la piété n'étaient pas moins remarquables. Appelée par Dieu à la vie religieuse, elle en prit l'habit en 1207 dans le couvent de Cornillon. A la vie active des soins à donner aux malades, elle joignait la vie contemplative. Sa dévotion envers la sainte Eucharistie était ardente.
Peu de temps après sa profession, elle fut favorisée d'une vision dont elle ne comprit pas la signification.
Elle vit la lune rayonnant de lumière et y remarqua une bande noire qui la divisait en deux parties égales. Croyant que ce n'était qu'une imagination ou une tentation, elle n'y eut d'abord aucun égard ; mais la vision se renouvela si souvent qu'elle finit par être inquiète à ce sujet. Elle consulta la prieure Sapience et lés plus vertueuses d'entre les religieuses, mais personne ne put lui en dévoiler le mystère. Dieu lui révéla enfin que la lune représentait l'église militante et que la bande noire qui la traversait, signifiait qu'il manquait une fête dans l'Église, la fête du saint Sacrement qui devrait être instituée pour ranimer la foi des fidèles et expier les fautes commises contre cet auguste Sacrement. Il la chargea, en même temps, d'amener l'institution de cette fête par l'autorité ecclésiastique.

Cette révélation eut lieu vers l'an 1210. Julienne, dans sa profonde humilité, se croyait incapable de faire réussir cette affaire et s'en remit à la divine Providence.
Elle continua, entre-temps, à soigner les malades avec la plus grande charité et à pratiquer la dévotion envers la Sainte Eucharistie. Après la mort de Sapience, qui eut lieu en 1222, elle fut nommée prieure.
Pressée par la grâce, elle résolut, enfin, vers 1230, après une vingtaine d'années d'hésitation, de s'employer à l'institution de la fête.
Après en avoir parlé à Ève, recluse à Saint-Martin, et à Élisabeth, vierge à Huy, et s'être recommandée à leurs prières, elle consulta Jean de Lausanne, chanoine de Saint-Martin, homme aussi savant que pieux.
Le projet d'établir une fête spéciale en l'honneur du saint Sacrement fut très goûtée par te chanoine. Il en fit part aux plus grands théologiens de Liège pour avoir leur avis ; c'étaient Jacques Pantaléon de Troyes, archidiacre, Hugues de Saint-Cher, prieur des dominicains, à Liège, ses trois confrères Gilles, Jean et Gérard, professeurs de théologie, Gui de Laon (
1 ), chancelier de l'Université de Paris, et plusieurs autres. Ils émirent tous l'avis que rien ne s'opposait à l'institution d'une telle fête et que plusieurs raisons militaient en sa faveur.
Julienne, confirmée dans son projet par cet avis unanime, pria un clerc de Cornillon, nommé Jean, de composer un office du saint Sacrement.
Il le composa sur ses instances et soutenu par ses prières. Cet office qui commence par tes mots animarum salus fut examiné et approuvé par tous les théologiens que nous venons de nommer.

Il fallait encore l'institution canonique de la fête par l'autorité épiscopale.
Julienne, pour obtenir cette faveur du Ciel par l'intercession des saints, fit trois pèlerinages : un à Cologne, un à Tongres et un à Maestricht, et invoqua les saints qui sont spécialement honorés dans ces villes.
Une grande tempête se déchaîna contre elle, à cette époque. (1240).
Le prieur Roger qui avait succédé à Godefroid, vers 1233, ne suivit pas les bons exemples de ce dernier.
Repris par Julienne, il conçut des sentiments de haine et de vengeance contre elle ; il la calomnia au sujet de l'administration du temporel et suscita les bourgeois contre elle.

Le couvent fut envahi et dévasté. Julienne, avec plusieurs religieuses, se réfugia près de la recluse Ève et du chanoine Jean de Lausanne. Leur exil ne dura que trois mois.
Le prince-évêque Robert intervint et fit condamner par les tribunaux le calomniateur de Julienne.
Roger fut destitué et enfermé à l'hôpital à Huy. L'évêque Robert, quoiqu'il estimât beaucoup Julienne, n'était pas très porté, dans le principe, à instituer la fête du saint Sacrement, parce qu'on en célébrait déjà une le Jeudi saint et que chaque jour on offrait dans les églises le saint sacrifice de la Messe.
La nouveauté était une autre objection qu'une partie du clergé faisait à l'introduction de la fête.
Vers l'an 1245, l'évêque reçut un bienfait signalé de la Providence, bienfait dont la nature n'est pas connue, et il résolut, dès lors, d'instituer la fête.
Son vicaire-général, Jacques de Troyes, en rédigea le mandement que l'évêque se proposait de promulguer dans le synode général de 1246; chaque année, en effet, il célébrait un tel synode.
II approuva l'office composé par le clerc Jean et en fit multiplier les exemplaires ; il fixa la fête au jeudi après l'octave de la Pentecôte avec l'obligation d'entendre la sainte Messe, de s'abstenir d'œuvres serviles et de jeûner la veille.
Robert de Langres, tombé malade à Fosses, craignit de ne pouvoir exécuter son projet; il recommanda l'institution de la fête au clergé qui l'entourait et en fit célébrer l'office en sa présence, à Fosses même.
Il y mourut, le 16 octobre 1246, sans avoir pu tenir un synode général et y publier son mandement.
L'institution de la fête était donc restée à l'état de projet, par suite de la mort de l'évêque.
Le chapitre de Saint-Lambert s'abstint de l'établir, pendant l'interrègne, parce que plusieurs de ses membres y étaient opposés.
Le nouvel évêque, Henri de Gueldre, élu le 26 septembre 1247, s'en abstint également, absorbé qu'il était par les affaires politiques.
Hugues de Saint-Cher, l'ancien prieur des dominicains qui avait conseillé d'établir la fête et approuvé l'office composé par le clerc Jean, arriva à Liège, en 1251 (
2), en qualité de légat du Saint-Siège.
ous ceux qui s'intéressaient à la fête du Saint Sacrement, le sollicitèrent vivement de l'établir. Il accéda volontiers à leurs désirs.
Le jeudi après l'octave de la Pentecôte, il chanta une Messe pontificale dans l'église de Saint-Martin, en l'honneur du saint Sacrement. Pendant la Messe, il fit un beau sermon sur l'objet de la fête et recommanda vivement à la nombreuse assistance la dévotion envers la Sainte Eucharistie.
Par une circulaire du 29 décembre 1252, il rendit la fête obligatoire dans toute l'étendue de sa légation et ordonna au clergé de réciter l'office de neuf leçons composé par le clerc Jean. Il accorda, en outre, une indulgence de cent jours à ceux qui visiteraient dévotement l'église où la fête se célèbre (
3).
Ce décret du légat Hugues, cardinal du titre de Sainte-Sabine, fut approuvé et confirmé le 30 novembre 1254 par le légat Pierre Caputius, cardinal du titre de Saint-Georges au voile d'or.

On peut conjecturer que ces actes des deux légats firent tomber ou diminuèrent du moins l'opposition de quelques-uns à la fête du saint Sacrement. Une plus haute approbation lui était encore réservée.
L'archidiacre Jacques de Troyes qui avait quitté la cité de Liège vers l'an 1250, fut élu Pape, le 29 août 1261.
Dès que la nouvelle en fut parvenue à Liège, la recluse Ève et les autres personnes qui s'intéressaient à la fête, prièrent l'évêque Henri de Gueldre de demander au Pape d'étendre la fête à tout l'univers.
Urbain IV, se souvenant qu'il avait été révélé à plusieurs catholiques qu'une telle fête devait être instituée dans l'église universelle, révélation faite à l'époque où il était encore dans les fonctions inférieures (sans aucun doute à Liège (
4), résolut d'exécuter la volonté divine.

Il fit rédiger l'office du saint Sacrement par saint Thomas et il célébra lui-même solennellement la fête dans l'église de sa résidence, le jeudi après l'octave de la Pentecôte, en 1264, en présence de tout son clergé.
Par la bulle Transiturus de la même année, il étendit la fête à tout l'univers avec l'office composé par saint Thomas et il accorda des indulgences de cent jours à ceux qui, contrits et confessés, assisteraient aux offices divins (
5).
Le 8 septembre 1264, il écrivit à la recluse Ève à Liège pour l'informer qu'il venait de célébrer la fête du saint Sacrement et de l'étendre à tout l'univers ; il lui envoya, en même temps, un exemplaire de la bulle Transiturus et deux de l'office composé par saint Thomas, avec prière d'en donner des copies (
6).
Il n'y a guère à douter que la fête ne fût célébrée dans tout le diocèse, au moins depuis cette époque; aussi figure-t-elle parmi les fêtes dans les statuts diocésains de 1288.
Le concile général de Vienne de 1311 confirma la bulle Transiturus d'Urbain IV et ordonna de l'observer.
En 1318, le Pape Jean XXII, pour rendre la fête plus solennelle et ranimer la foi en la Sainte Eucharistie, prescrivit, disent Chapeaville et Bertholet, que le jour de la fête on ferait une procession solennelle avec le saint Sacrement par les rues et les places publiques.
Toutefois le texte de cette prescription n'est pas connu.

Quant à sainte Julienne, la promotrice de la fête, sa vie ne fut plus qu'une suite de tribulations après la mort de l'évêque Robert de Langres.
Les religieux augustins de l'hôpital destituèrent le prieur Jean, l'auteur de l'office du saint Sacrement et rappelèrent Roger de son exil à Huy.
Le nouveau prieur contraignit Julienne, par ses vexations, à s'éloigner du couvent. Elle se retira, en 1248, avec trois sœurs, lsabelle, Agnès et Ozile, successivement à Robermont, à Val-Benoît, à Val-Notre-Dame, près de Huy, à Namur et enfin à Salzinnes, où elle fut accueillie par l'abbesse Imaine, fille de Henri, comte de Looz, vers l'année 1253.
La paix dont elle jouissait dans ce séjour, ne fut pas de longue durée.
L'abbaye fut envahie par la populace, en 1256, et les religieuses furent obligées de chercher ailleurs un abri. Sainte Julienne se réfugia à Fosses où elle mourut le 5 avril 1258.

Elle fut enterrée dans l'abbaye de Villers où elle avait choisi sa sépulture. (V. Acta Sanct., 5 april ; CHAPEAVILLE, t. II, p. 641; FISEN, Flores, 5 april).


(1) Il devint évêque de Cambrai en 1238 et mourut en 1247.

(2) II date une charte de Liège du 18 octobre 1252, une de Cologne du 5 novembre 1252, une de Liège du 29 décembre 1252, une du 16 février 1253, une du 30 avril 1253, et une du 21 juin 1253. (V. Cart. da Val, 212; Cart.de Solière; Cart. de Saint-Lambert; Cart.de Saint-Martin; Cart.de Diest.)
  
Pierre, évêque d'Albano, légat à Liège, a donné des chartes datées des 12 août, 15 octobre et 9 novembre 1250. Le 13 novembre 1250, il consacra l'église de Floreffe.

(3) Centum dies de injunctis sibi paenitentiis misericorditer relaxamus. (V. CHAPEAVILLE, t. II, p. 650.) 

(4) Intelleximus autem olim, dit-il dans la bulle Transiturus, dum in minori essemus officio constituti, quod fuerat quibusdam catholicis divinitus revelatum, festum hujusmodi generaliter in ecclesia celebrandum.
  
Onuphrius Panvini, historien du XVIe siècle, raconte qu'un miracle arrivé à Wolsenee au diocèse d'Orvietto, sous le pontificat d'Urbain IV, fut l'occasion de l'institution de la fète par la bulle Transiturus. Un prêtre qui s'était mis à douter de la présence réelle pendant la sainte Messe, vit, tout à coup, le sang découler de la sainte Hostie sur le corporal. Urbain IV se fit apporter le corporal à Civitta-Vecchia pour l'examiner, puis il le fit conserver pieusement dans l'église d'Orvietto.

(5) Le Pape énumère les offices divins pour chacun desquels il accorde une indulgence, savoir : Matines, la sainte Messe, Vêpres avec Complies, petites heures. La procession n'est pas mentionnée.

(6) On a mal interprété le récit de Hocsem en lui attribuant la pensée qu'en 1262 la fête fut étendue à tout le diocèse de Liège par le Pape et 1264 à toute l'Église. Il n'y a pas de traces d'un acte pontifical de 1262. La bulle Transiturus et la lettre à Ève, du 8 septembre 1264, n'en supposent pas non plus.

extrait du site consacré à la Principauté de Liège:
http://perso.infonie.be/liege06/07septb.htm

Home
dernière mise à jour:02/09/12